Sur 34
activités programmées, seulement 10 ont été réalisées et cinq sont en cours
Former
davantage, mais surtout former utile. C’est tout l’enjeu qui se dégage de la 4è
session ordinaire du Conseil d’administration du Centre de formation
professionnelle (CFP) de Sénou, tenue hier sous la présidence de la ministre de
l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme
Oumou Sall Seck.
Depuis
2021, le Centre s’est imposé comme un maillon important dans la qualification
de la main-d’œuvre. Près de 1.940 jeunes et travailleurs ont été formés entre
2021 et 2025. La dynamique se poursuit : au premier semestre 2026, 320
apprenants, dont 60 femmes, ont déjà bénéficié des formations de
l’établissement.
En
présence du directeur général du CFP-Sénou, Djibrilla Moussa et des autres
membres du conseil d’administration, la session a permis de faire le point sur
les activités du premier semestre, l’état d’exécution des recommandations de la
précédente session ainsi que la situation budgétaire.
Dans son
discours d’ouverture, Mme Oumou Sall Seck a souligné l’importance accordée par
les autorités au développement du capital humain, à la qualification des
ressources humaines et à la promotion de l’emploi productif. Des priorités
inscrites dans la vision «Mali Kura nataasira ka ban san 2063 ma» et la
Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable 2024-2033.
Pour la
ministre, le CFP-Sénou doit pleinement jouer son rôle dans cette dynamique. En
formant des jeunes et des travailleurs aux métiers dont l’économie a besoin, le
Centre contribue à renforcer l’employabilité et les compétences techniques,
deux leviers essentiels de la compétitivité nationale.
Mais les
performances du premier semestre montrent que la marche reste longue. Sur 34
activités programmées, seulement 10 ont été réalisées, cinq sont en cours et 19
restent à exécuter, soit un taux d’exécution de 36,76%. La mise en œuvre des
recommandations de la 3è session affiche, elle, un taux de 66,67 % au 30 juin
2026. Sur le plan financier, 281,562 millions de Fcfa ont été mobilisés sur une
prévision annuelle de 666,750 millions de Fcfa. Les dépenses exécutées
atteignent 96,5 millions de Fcfa, soit 34,27% des ressources mobilisées.
Ces résultats constituent à la fois un acquis et un signal d’alerte. Pour la ministre, le Centre doit désormais accélérer la mise en œuvre de ses activités, améliorer ses performances techniques et financières et renforcer sa gouvernance. Car derrière chaque formation, se joue bien plus qu’un simple apprentissage : c’est la capacité d’un jeune à décrocher un emploi, à créer son activité et à prendre part au développement économique du pays. Le défi, pour le CFP-Sénou, est donc de transformer davantage de salles de formation en véritables passerelles vers l’emploi.
Abdoul Karim COULIBALY
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