Les populations
de certaines zones de l’intérieur pourraient connaître des situations
difficiles cette année
La cérémonie d’ouverture de la
rencontre, qui durera six jours, s’est tenue dans un hôtel de la place à Ségou
en présence du directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Afel
B. Yattara, du chef de file des partenaires, Théodore Kaboré, du maire de la
Commune rurale de Sébougou, Modibo Traoré et d’une centaine de participants
venus des différentes régions du Mali.
À l’instar des autres pays de
l’Afrique de l’Ouest et du CILSS, le Mali s’est engagé depuis quelques années, à
travers le Système d’alerte précoce (SAP), dans un processus d’harmonisation
des méthodologies d’évaluation de l’insécurité alimentaire, appelé Cadre
harmonisé.
Le ministre commissaire a rappelé qu’en tant qu’outil fédérateur, le
Cadre harmonisé use d’une méthodologie fondée sur l’analyse pertinente et
consensuelle de données issues d’évaluations faites dans l’ensemble du pays à
des moments bien précis. Ces informations sont renforcées par les données
classiques produites par les différentes structures de l’État, les partenaires
techniques, les ONG, les organisations de la société civile.
Redouwane Ag Mohamed Aly a
souligné que les résultats de la campagne agro-sylvo-pastorale sont des
facteurs contributifs importants, influant sur les principaux indicateurs de résultats,
donc indispensables à l’évaluation de la situation alimentaire et
nutritionnelle dans notre pays.
Il a indiqué que les informations de la
campagne agro-sylvo-pastorale 2022-2023, déjà recueillies à leur niveau, font état d’une
pluviométrie globalement suffisante pour les cultures malgré un démarrage un
peu mitigé dans le sud du pays. «La pluviométrie favorable a donc permis un
assez bon déroulement de la campagne agricole et présage de bonnes perspectives
de récoltes dans le pays.
Sur le plan pastoral, la soudure 2021-2022 a été
difficile dans les zones de concentration de cheptel, particulièrement dans le
Sahel occidental et dans les Régions de Tombouctou et Gao à cause des déficits
d’alimentation du bétail. La biomasse est abondante avec un niveau largement
supérieur à celui de l’année dernière et bien meilleure à la moyenne
interannuelle des 5 dernières années», a-t-il dit.
Mais l’insécurité et les
conflits communautaires n’ont pas permis l’exécution correcte des travaux
agricoles dans certaines zones des Régions du Centre et du Nord-Est du pays,
entraînant ainsi de nombreux déplacés internes. Le ministre commissaire a alerté
que les populations de ces zones pourraient connaître des situations
difficiles cette année.
Prenant la parole, le chef de
file des partenaires a invité les participants à une analyse sans complaisance,
pour qu’aucun Malien en besoin d’assistance ne soit laissé de côté au sortir de
cet exercice. Théodore Kaboré a exhorté tous les acteurs présents à se
mobiliser pour pouvoir réunir les ressources nécessaires à la mise à jour des
données qui arrivera dès janvier 2023. Avant de rappeler que pour ce cycle
d’enquêtes Cadre harmonisé octobre/novembre 2022, le Pam et la Fao ont engagé
plus de 400 millions en soutien aux efforts de l’État.
Le maire de la commune rurale de Sébougou, Modibo Traoré, a espéré que cette rencontre permettra de tirer les meilleures conclusions pour une gestion des crises alimentaires et pastorales.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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