Des militaires en opération de ratissage
La journée du samedi 25 avril a été marquée par une série d’attaques coordonnées et complexes menées par des groupes armés terroristes, visant particulièrement des points névralgiques de la capitale, de la ville de Kati et de l’intérieur du pays. Dès l’aube, les populations sont réveillées par des bruits de tirs et des détonations. Les assaillants ont lancé des offensives simultanées contre plusieurs points stratégiques à Bamako et Kati, ainsi que dans diverses localités notamment à Sevaré, Gao et Kidal. Face à cette agression, les Forces de défense et de sécurité se sont immédiatement engagées dans des combats sans merci pour protéger les installations militaires et les populations tout en appelant celles-ci au calme et à la vigilance.
En début de matinée, les affrontements étaient intenses. Les vecteurs aériens des Forces armées maliennes sont entrés en jeu. Les terroristes qui circulaient à motos et dont les images avaient fait le tour des réseaux sociaux sont visés par des frappes. Après ces frappes suivies de l’intervention terrestre de l’Armée, plusieurs corps jonchaient le sol. De lourdes pertes sont infligées à ces illuminés qui ont eu l’outrecuidance de venir s’attaquer au domicile du ministre d’état, ministre de la Défense et des Anciens combattants, le Général de corps d’armée Sadio Camara. Les rescapés tentent de fuir et de se fondre dans la population. Cette dernière n’a pas laissé faire cela. à mains nues et terrées chez elles jusque-là, nos braves populations ont décidé de venir en renfort aux FAMa. Ainsi, des assaillants sont dénichés de leurs cachettes et remis aux FAMa. Après quelques heures, le calme est revenu.
à Gao, d’après des sources sécuritaires, l’attaque terroriste, qui a visé les positions des Forces de défense et de sécurité, a commencé vers 5h30. Les premiers tirs d’obus ont visé le camp Fihroun Ag Alinçar et d’autres positions stratégiques des Forces de défense et de sécurité de la Région de Gao; notamment les postes d’entrée de Wabaria, Ansongo et Bourem. Ces tirs d’obus étaient appuyés par des véhicules lourdement chargés d’explosifs que nos FAMa ont réussi à détruire. Au cours de la destruction des véhicules terroristes contenant des explosifs, une forte détonation a semé la panique dans la ville, car ayant causé des dégâts au niveau des portes et fenêtres vitrées de certains bâtiments. Après d’intenses combats, les FAMa ont réussi à mettre en échec le dessein macabre des groupes terroristes. Après que le calme soit revenu, le gouverneur de la région, le Général de division Moussa Moriba Traoré a ramené le couvre-feu de 19h30 à 6h00, jusqu’à nouvel ordre.
Dans la soirée, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du gouvernement, le Général de brigade Issa Ousmane Coulibaly, a annoncé à travers un communiqué que ces actes lâches ont causé des dégâts matériels limités et fait 16 blessés, civils et militaires, lesquels ont été immédiatement pris en charge par les structures médicales. Grâce à la promptitude, au professionnalisme et à la détermination des Forces armées et de sécurité, ces offensives ont été vigoureusement maîtrisées. « Plusieurs terroristes ont été neutralisés et leur dessein funeste a été mis en échec », a indiqué le Porte-parole du gouvernement, précisant que la situation est totalement sous contrôle dans l’ensemble des localités concernées. Face à la situation, le gouverneur du District de Bamako a instauré samedi, un couvre-feu de 72heures allant de 21 heures à 06heures du matin.
Dans un communiqué publié hier dimanche, l’état-major général des Armées a informé que la traque des groupes armés terroristes se poursuit activement à Kidal, Kati et dans d’autres localités du pays. Pour la hiérarchie militaire, les attaques du samedi 25 avril, orchestrées dans le dessein funeste de désorganiser notre système de défense et de semer la peur, ne resteront pas sans réponses. Et d’ores et déjà, le haut commandement de l’Armée malienne a informé que les niveaux d’alerte ont été relevés dans tout le pays, des couvre-feux instaurés, des patrouilles de grande envergure intensifiées et des points de contrôle renforcés pour assurer une surveillance accrue face à la menace.
ALLIANCE ENTRE TERRORISTES ET INDéPENDANTISTES- À Kati, selon nos sources, les assaillants ont investi le quartier de Samakébougou, engageant des combats acharnés près du Prytanée militaire, tandis qu’à Bamako, leur offensive s’est concentrée sur la base militaire près de l’aéroport international Président Modibo Keïta-Sénou. Dans leur modus operandi, ce qui frappe ici, c’est l’apparente alliance entre les groupes armés terroristes et les rebelles du Front de libération de l’Azawad (FLA), qui ont agi en symbiose et ont conjointement revendiqué ces attaques.
Joint au téléphone, Dr Ahmadou Touré, directeur du Centre de recherche en gouvernance, médiation et sécurité au Sahel, a affirmé que ces attaques simultanées, menées par des groupes liés à des réseaux transnationaux, s’inscrivent dans une stratégie de terrorisme transfrontalier organisé.
Selon lui, ces évènements révèlent une collusion évidente entre ces groupes et des acteurs hostiles au Mali dans le cadre d’un complot international visant à déstabiliser le pays. L’expert a estimé que la riposte proactive des FAMa a permis de contenir rapidement les assauts, illustrant leur bravoure. Pour lui, la coordination de ces attaques et l’usage de la guerre informationnelle marquent un passage vers des opérations hybrides de haute intensité, exigeant un renforcement du renseignement et une unité nationale sans faille.
Dr Abdoul Sogodogo, enseignant-chercheur à l’Université Kurukanfuga de Bamako, de son côté, pense que les attaques perpétrées samedi dernier dans plusieurs villes du pays, notamment à Bamako, Sévaré, Gao et Kidal, témoignent d’une opération coordonnée et soigneusement planifiée. Selon lui, cette offensive vise avant tout à briser le sentiment de sécurité au sein de la population. À travers ces actions, dit-il, les groupes armés terroristes cherchent à convaincre les citoyens qu’aucun espace n’est plus à l’abri, afin d’ébranler la confiance placée en l’État. Pour certains observateurs du conflit malien, l’objectif ultime demeure la récupération de Kidal, une ville qui cristallise les frustrations des groupes armés ainsi que celles de l’Algérie. Face à cette menace, la riposte des FAMa a démontré une réelle capacité de réactivité sur plusieurs théâtres d’opérations simultanés.
Par ailleurs, la forte mobilisation des populations de Kati autour des FAMa illustre une symbiose civilo-militaire qui constitue un véritable rempart contre l’influence des groupes terroristes, souligne Dr Abdoul Sogodogo. D’après lui, les sécessionnistes et les groupes armés terroristes ont délaissé la stratégie de 2012, qui consistait à occuper durablement des localités. Cette approche est devenue militairement intenable face à la montée en puissance de l’aviation et des drones maliens.
Le nouveau paradigme de ces groupes privilégie désormais des frappes symboliques ciblant des sites sensibles, tout en multipliant les assauts géographiques simultanés pour saturer les capacités de réponse des FAMa et susciter un sentiment d’impuissance. La guerre informationnelle occupe une place centrale dans leur dispositif, soutient Dr Sogodogo. Pour preuve, il dira qu’avant même la fin des accrochages, des vidéos et des récits exagérés saturaient les réseaux sociaux. Dans la matinée d’hier dimanche 26 avril, notre équipe de reportage a constaté que toutes les routes menant vers Kati étaient barricadées par les Forces de l’ordre.
Souleymane SIDIBÉ
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