Saluant les autorités pour cette marque de reconnaissance, Badou Hassèye Traoré dira que cette décoration a une signification particulière pour lui, car elle intervient un 22 septembre, date anniversaire de l’accession de notre pays à l’indépendance. Il remercie ses collaborateurs qui contribuent au quotidien au travail qu’ils font ensemble.
Pour lui, cette décoration qui exprime l’appréciation des autorités du travail accompli, doit beaucoup inspirer les générations actuelles. «Parce que si ces générations se rendent compte que le travail qui a été fait, est récompensé et reconnu par les autorités, cela constitue une source supplémentaire d’encouragement pour eux à persévérer dans l’effort», pense le magistrat de grade exceptionnel. Le natif de Gao invite les autorités à penser, de temps en temps, à décorer les cadres de l’administration qui travaillent au quotidien, parfois en toute discrétion et dans l’anonymat total, pour la satisfaction des besoins des citoyens et pour le bonheur des Maliens.
Badou Hassèye Traoré a un parcours exceptionnel. Né en 1960, il est titulaire d’une Maîtrise en sciences juridiques, option relations internationales, obtenue à l’Université de Dakar au Sénégal. Après ce parchemin, l’homme commence sa carrière au sein de l’administration avant d’aller au niveau de la justice. Il a été plusieurs fois chef de circonscriptions administratives avant son intégration dans le corps des magistrats, où il a occupé les fonctions de juge administratif au niveau du Tribunal de Mopti pendant une longue période.
«Par la suite, j’ai entamé une longue carrière au niveau de l’administration centrale du ministère de la Justice, où j’ai été conseiller technique et ensuite secrétaire général pendant près de 5 ans», souligne celui qui a participé à plusieurs rencontres de haut niveau dans la région et à l’international, notamment au Forum mondial des droits de l’Homme de Nantes (France) à deux reprises. Il a également pris part au séminaire de haut niveau sur le protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels à Genève en Suisse, en 2011.
Au lendemain des évènements de mars 2012, Badou Hassèye Traoré observe un petit retrait, en prenant une disponibilité. Il travaillera, pendant ce temps, au niveau de certaines coopérations qui opèrent dans notre pays, en l’occurrence la Coopération canadienne et celle néerlandaise. En décembre 2021, il a été rappelé en activité et nommé directeur général du Contentieux de l’État, poste qu’il occupe jusqu'à cette date.
«Quand j’ai été nommé à la tête de cette structure, je me suis rendu compte qu’il y avait un problème d’information et de communication sur elle», affirme-t-il. Pour pallier ce problème, Badou Hassèye Traoré et son équipe ont organisé une Journée d’information dont l’objectif était de rendre le service plus performant avec l’amélioration qualitative de ses résultats.
«Depuis lors, les choses se sont améliorées considérablement», déclare-t-il, ajoutant que les résultats sont globalement satisfaisants. «Aujourd’hui, nous gagnons presque 80% des procès. Ce qui veut dire que l’État est de plus en plus moins condamné», se félicite Badou Hassèye Traoré. D’après lui, cette prouesse est due au meilleur traitement et au meilleur suivi des procédures judiciaires qui impliquent l’État.
Badou Hassèye Traoré qui doit faire valoir ses droits à la retraite le 31 décembre prochain, a le sentiment du devoir accompli tant au niveau de l’administration générale que celui de la justice. «J’ai essayé de donner le maximum de moi-même pour que demain, l’on puisse dire que la mission qui a été confiée, a pu être satisfaite à hauteur de souhait», confie celui qui est également Chevalier de l’ordre national et Officier de l’ordre national du Mali depuis 2009 et 2022.
Rédaction Lessor
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