Le bornage sert de tremplin et ouvre la voie à la consolidation des échanges fructueux pour le bien-être de nos deux peuples.
Les
travaux de bornage ont été effectués par la direction nationale des frontières
du Mali et la Commission nationale de gestion des frontières du Sénégal, avec
l’appui de la Coopération allemande à travers le GIZ-PFUA.
«C’est
avec une légitime fierté et plaisir que la délégation malienne se retrouve avec
sa soeur du Sénégal pour procéder
ensemble à la pose de la dernière borne de la frontière entre nos deux pays.
C’est surtout le lieu de saluer la clairvoyance et la sagesse du président de
la Transition, Assimi Goïta et son homologue Macky Sall qui ont su guider avec
détermination et dextérité le processus de bornage de notre frontière commune
jusqu’à son terme», s’est réjoui Moussa Bilane, conseiller technique au
ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation.
Selon
lui, ce résultat est aussi à l’actif de plusieurs parties prenantes (autorités
administratives et frontalières, régions, arrondissements ou départements,
services de défense et de sécurité, maires et chefs de village, équipes de
bornage de Dagasenou au Mali, Téniéba et Dalawouli au Sénégal) qui ont su jouer
à satisfaction leur partition.
Pour
le gouverneur de la Région de Kayes, le colonel Moussa Soumaré, ces bornes ont
été plantées pour effectivement matérialiser la frontière et faciliter surtout
l’administration du territoire et l’administration de la population et éviter
que les frontières ne soient une zone de tension, comme on le voit dans
certaines parties du monde.
«Pour atteindre leurs objectifs, nos deux États, à
travers leurs équipes techniques, ont procédé conjointement à des recherches de
documents juridiques, administratifs et cartographiques et à leur analyse qui
ont permis de délimiter la frontière et de conclure un traité pour la
matérialisation de votre frontière commune », a-t-il dit, ajoutant que cette campagne a débuté depuis le 20 novembre
2021 et a continué en 2022.
La
détermination du personnel déployé lors des opérations a permis de réaliser 82
bornes pour la première période et 61 autres pour la seconde, soit un total de
163. Tous les intervenants ont magnifié l’abnégation, le courage, le sens du
sacrifice et le professionnalisme dont les équipes sur les différents sites ont
fait montre. Qu’il s’agisse des militaires, des ingénieurs, des techniciens,
des topographes ou encore de contractuels : tout le personnel mobilisé au sein
de la commission mixte paritaire de matérialisation de la frontière
Sénégal-Mali a oeuvré dans une parfaite synergie pour la réussite de cette
campagne.
«Le
bornage permettra à chaque pays de mieux connaître son ressort territorial.
C’est pourquoi, je fonde beaucoup d’espoir que cette opération de bornage de
votre frontière qui vient de prendre fin, soit accompagnée par des actions de
coopération transfrontalière entre les collectivités territoriales de part et
d’autre de la frontière, en vue non seulement de renforcer l’intégration de
proximité mais aussi de promouvoir le développement de l’espace transfrontalier
entre vos deux pays au grand bonheur des populations transfrontalières», a
indiqué le coordinateur technique régional en gestion des frontières à la GIZ
PFUA du Projet de la GIZ d’appui au Programme frontière de l’Union africaine.
Mamadou Tapily a saisi cette occasion pour lancer un appel aux autorités
locales et régionales et aux structures nationales en charge de la gestion des
frontières pour la relance du processus de mise en place des Groupements locaux
de coopération transfrontalière Bakel-Kayes et Kéniéba-Saraya en vue de
promouvoir le développement de l’espace transfrontalier entre nos deux pays.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
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