Les Burkinabés
ont été réveillés, dimanche matin, par des crépitement d’armes. Les tirs
provenant entre autres du camp Sangoulé- Lamizana de Ouagadougou mais également
de casernes d’autres villes du pays. D’abord pris pour mouvement d’humeur des
militaires mutins de plusieurs camps du pays mécontents de leurs moyens dans la
guerre contre le terroriste, la situation s'est compliquée en cours de
journée.
Dans une
interview dimanche à la télévision nationale, le ministre de la Défense, le
général Aimé Barthelemy Simporé, démentait déjà une arrestation du président. «
Aucune institution de la république n’a été inquiété pour le moment ! Comme je
l’ai, ces mouvements sont localisés, circonscrits et nous suis leur évolution
», assurait-il.
Seulement les événements se sont, semble-t-il, accélérés dans la nuit du dimanche au lundi. Des tirs ont été étendus à Ouagadougou tout au long de la nuit notamment dans le secteur de la résidence du chef de l’Etat. Le président a été arrêté et amené dans un camp militaire au cours de la nuit, selon des sources diplomatiques et militaires évoquées par la presse ce lundi matin.
Mohamed TOURE
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