Les participants a l’ouverture de l’atelier, hier au CICB
Pour
la mise en œuvre efficace des recommandations des Assises nationales de la
refondation (ANR), le gouvernement a mis en place le Cadre stratégie de la
refondation de l’État (CSRE) et ses plans d’actions. Afin de mener à bien cette
mission, le ministère en charge de la Refondation de l’État a initié un atelier
de renforcement des capacités des points focaux des départements ministériels
concernés et les représentants des Cellules de planification et de statistiques
(CPS), sur les instruments de planification et de suivi-évaluation du CSRE.
La
cérémonie d’ouverture de la session de deux jours a été présidée hier au Centre
international de conférences de Bamako (CICB) par le secrétaire général du
ministère en charge de la Refondation de l’État, Abraham Bengaly.
Il avait à
ses côtés, le coordinateur général du Comité indépendant de suivi-évaluation de
la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation
(CINSERE-ANR), Me Amadou Tièoulé Diarra. L’objectif de la rencontre est de contribuer à la mise
en œuvre des actions du CSRE à travers le renforcement des capacités des
acteurs. Mais aussi, d’assurer l’appropriation du cadre institutionnel de sa mise
en œuvre par les acteurs formés.
Le
secrétaire général du ministère en charge de la Refondation de l’État a
souligné que le CSRE, adopté par le gouvernement, constitue le référentiel pour
la mise en œuvre des recommandations des Assises nationales de la refondation.
Dès lors, son appropriation par les agents de l’administration publique devient
un impératif, a-t-il justifié.
Pour Abraham Bengaly, le présent atelier se veut
un creuset d’échanges avec les experts et les membres du CINSERE-ANR, afin de permettre
aux agents de l’administration publique impliqués dans la mise en œuvre des
plans d’actions du CSRE de s’approprier les outils nécessaires pour le suivi de
la mise en œuvre du document référentiel.
Occasion pour le secrétaire général
d’expliquer qu’au cours de la session, il s’agira pour les experts et les
membres du Comité de suivi des plans d’actions sectoriels de la refondation de
l’État de faire des présentations sur le CSRE et ses plans d’actions, sur les
outils de collecte des données, les indicateurs, le dispositif et la matrice de
suivi-évaluation. également, il s’agira d’identifier les difficultés
opérationnelles et les écueils à éviter dans le cadre de la mission.
Ces
différentes présentations contribueront à renforcer les capacités des participants
en vue d’assurer un meilleur portage du CSRE auprès de leurs structures respectives. Cela, dans la perspective d’une
accélération du processus de mise en œuvre des plans sectoriels du cadre
stratégie de la refondation de l’État, a indiqué Abraham Bengaly, qui espère
que cette formation permettra de promouvoir, dans un cadre concerté,
l’émergence d’une masse critique d’agents de l’administration impliqués dans la
mise en œuvre des plans d’actions du CSRE. «Nous restons persuadés que cette
session de formation permettra à chacun de nous d’être mieux outillés pour
œuvrer efficacement à l’effectivité des recommandations des ANR», a noté
Abraham Bengaly.
De
son côté, le coordinateur général du CINSERE-ANR a fait savoir que cet atelier
est la suite logique d’un premier séminaire, tenu en février dernier sur la
méthodologie de suivi-évaluation du CSRE. Pour Me Amadou Tièoulé Diarra, le
document volumineux de 169 pages et qui s’intitule « livre des
indicateurs de suivi-évaluation de la mise en œuvre des recommandations des
ANR», vise avant tout à permettre l’évaluation de la vision contenue dans le
CSRE.
Il s’agit d’un Mali nouveau bien gouverné, sécurisé et stable, soucieux du développement durable, du vivre-ensemble et respectueux des droits de l’Homme et des valeurs socio-culturelles. Le coordinateur général Diarra a fait remarquer que malgré le grand progrès réalisé à travers ce document pour les actions gouvernementales, l’équipe a fait ressortir les lacunes et les problèmes rencontrés et susceptibles d’être aplanis. Toute chose qui, selon lui, justifie ces deux jours d’interactions.
Aboubacar TRAORE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.