Le directeur général de la Canam, le Général de brigade Boubacar Dembélé, s’adressant à la presse
C’est l’assurance que le président de son conseil d’administration, Houd Baby, a donnée, hier dans un hôtel de la place, lors des travaux de la 30è session ordinaire de son conseil d’administration. Les arguments n’ont pas manqué pour justifier les avancées significatives dans la mise en œuvre de l'Assurance maladie obligatoire (Amo). Au 30 juin dernier, la Canam a enregistré 57.203 nouvelles immatriculations, portant le total des assurés à 1.998.734. Y compris le conventionnement de 55 nouveaux prestataires, pour un total de 2.280 structures, la tenue de 77 contrôles médicaux et 83 visites techniques ainsi que le renforcement des capacités de 40 prestataires et l’évaluation de 60 conventionnées.
Faut-il rappeler qu’en 2024, le nombre des nouvelles immatriculations était estimé à 108.899. La Canam a procédé au renforcement des capacités de 93 prestataires de soins, à la relance de 28 Centres de santé communautaire (Cscom) dans les régions et l’acquisition de matériels, équipements et consommables destinés à améliorer la prise en charge des assurés. Parlant de la situation financière, Houd Baby a précisé que les recettes mobilisées se chiffrent à 105,06 milliards Fcfa, soit 92% des prévisions. Les dépenses exécutées s’élèvent à 101,26 milliards Fcfa, soit 89% d’exécution. Quant aux cotisations Amo reversées, elles totalisent 101,9 milliards de Fcfa dont 55% proviennent de l'Institut national de prévoyance (INPS) et 45% de la Caisse malienne de sécurité sociale (CMSS).
Sur la situation financière à mi-parcours, au 30 juin dernier, selon le président du conseil d’administration, les recettes mobilisées s’élèvent à 50,26 milliards de Fcfa, soit 40% des prévisions et les dépenses liquidées atteignent 48 milliards de Fcfa, soit 38% des prévisions.
La Canam est confrontée à des défis liés au retard dans l’adoption de certains textes liés au Régime d’assurance maladie universelle (Ramu), aux arriérés de reversement de cotisations de l’INPS, à la non mise à jour des comptes cotisants, aux lenteurs dans la production des cartes d’assurés dans certaines régions. En termes de perspectives, la structure entend concentrer ses efforts sur l’opérationnalisation du Ramu, la consolidation du plan de lutte contre la fraude et le renforcement du plateau technique des structures publiques conventionnées. Y compris la consolidation du système de management de la qualité pour maintenir la certification ISO 9001 version 2015 et l’ouverture de nouveaux bureaux régionaux.
Au cours des travaux de cette session, les administrateurs ont adopté plusieurs documents portant sur les exercices 2024 et 2025. Il s’agit des procès-verbaux des sessions précédentes, des rapports d’activités, les états d’exécution budgétaire, les états financiers. Y compris des notes techniques relatives notamment à l’affectation des résultats et aux provisions règlementaires.
Dans une interview accordée à la presse, le directeur général de la Canam a expliqué que certains matériels modèles acquis vont leur permettre d’aller rapidement vers la digitalisation pour donner des qualités de soins aux assurés et surtout lutter considérablement contre la fraude. «On va maintenir cette même dynamique avec l’extension de la protection maladie à l’ensemble de la population», a promis le Général de brigade Boubacar Dembélé, avant d’ajouter que sa structure va travailler avec le monde agricole, artisanal et les transporteurs. Cette future collaboration avec le secteur informel vise, selon lui, à opérationnaliser rapidement le Ramu pour prendre en charge l’ensemble de la population.
Mohamed DIAWARA
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