Les étudiants venus de différentes universités du pays ont unanimement salué cette initiative du Cenou
Une étudiante de la Faculté
des sciences administratives et politiques (Fsap) n’a pu retenir ses larmes,
hier dans les locaux du Centre national des œuvres universitaires (Cenou), en
parlant des conditions difficiles de vie dans sa faculté. «Après avoir vu mes
menstrues, j’ai cherché en vain au niveau du Centre de santé universitaire du
coton hygiénique pour satisfaire mes besoins. Quand on a des besoins naturels à
faire, il faut aller chercher l’eau à plusieurs mètres», a dénoncé l’étudiante
avec une voix étreinte par l’émotion.
Cet témoignage est
intervenu lors de la journée porte ouverte du Cenou sous le thème : «Le
Cenou à l’écoute des étudiants». Premier du genre, l’événement s’est tenu dans
la salle de réunion de la structure en présence du directeur général du Cenou,
Salia Sinaly Traoré, et de ses collaborateurs.
Les étudiants venus de
différentes universités du pays pour y prendre part ont unanimement salué cette
initiative du Cenou. Ils en ont profité pour remettre de nombreuses
préoccupations sur le tapis. Il s’agit, entre autres, du retard de la
disponibilité de leurs allocations financières, l’accès difficile à l’eau et à
des toilettes, l’accès aux médicaments, le non paiement des frais de stage des
étudiants de la Facultés de médecine et d’odontostomatologie (FMOS) et la mise
en place d’une entité représentant les élèves, l’abandon des études faute
d’allocations. Y compris le non paiement des frais de mémoire aux étudiants de
l’Institut national de formation des travailleurs sociaux (INFTS) et celui des
réquisitions.
À ces préoccupations des
étudiants, les agents du Cenou ont prêté une oreille attentive. Ils ont rassuré
sur leur engagement à mettre les étudiants dans de bonnes conditions de vie et
d’études. En ce sens, ont-ils annoncé, le Cenou a amélioré l’accès à l’eau à
travers la réparation de deux châteaux d’eau, la prise en charge médicale de
412 étudiants à travers le Centre de sante universitaire de Katibougougou.
Le service en charge de la gestion des œuvres
universitaires ambitionne d’ouvrir une antenne à Sikasso et d’opérationnaliser
l’Assurance maladie volontaire pour les étudiants. Selon les informations
données au grand public par le Cenou, de janvier 2024 à aujourd’hui, le cumul
de paiement des bourses et trousseaux de plus de 80.100 étudiants s’élève à
environ 16,2 milliards de Fcfa.
Le directeur général du
Cenou a expliqué que cette initiative est une innovation que sa structure est
en train d’instaurer pour évaluer les actions accomplies en faveur des
étudiants et améliorer leurs conditions de vie et d’études. Pr Salia Sinaly
Traoré a souligné que l’objectif est de rapprocher les étudiants du Centre afin
de recenser les nouveaux besoins.
Il dira que le Cenou
accomplit de nombreuses actions visant à faciliter l’accès des étudiants aux
bourses et trousseaux. Et le patron du Cenou d’indiquer que le processus de
traitement de ces allocations commence depuis les Institutions d’enseignement
supérieur (IES) qui doivent leur communiquer les dossiers d’inscription et les
résultats pour traitement. Une situation, a-t-il justifié, qui explique souvent
le retard de paiement des allocations financières. «En instaurant cette
activité, on veut améliorer ce processus en partenariat avec les IES pour que les
étudiants puissent bénéficier de leur argent le plus rapidement possible»,
a-t-il relevé.
Par ailleurs, Pr Salia Sinaly Traoré a poursuivi que ces travaux consistent à réfléchir sur comment mieux assurer le transport, la restauration et la prise en charge médicale des étudiants. Y compris leur logement et leur épanouissement sportif.
Précisons que le Cenou dispose de sept résidences universitaires d’une capacité d’accueil de 8.996 lits et de 10 bus, dont huit à Bamako et deux à Ségou, pour le transport des étudiants.
Mohamed DIAWARA
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