Le processus d’industrialisation en cours au Mali, porté
depuis quelques années par des opérateurs économiques consciencieux, semble
prendre son envol de façon irréversible. En témoignent les investissements
massifs en cours ou attendus dans différents secteurs porteurs, stratégiques et
productifs : ciment, agroalimentaire, métallurgie, pharmacie, armement… Ces
initiatives publiques et privées méritent d’être soutenues et encouragées si
notre pays veut véritablement s’affranchir de l’exportation massive de matière
première brut et de l’importation de produits finis qui plombe le développement
économique de notre pays.
Nos autorités semblent en être conscientes. Car, des efforts
sont déjà entamés pour doter nos unités industrielles en gestation de
ressources humaines qualifiées, nécessaires pour espérer relever le défi et de
la réduction du chômage massif des jeunes et de la création de valeur ajoutée
pour booster notre économie. En la matière, le Centre de recherche et de
formation pour l’industrie textile (Cerfitex), structure d’excellence, élargira
bientôt son champ d’actions.
Cette mutation «très prochaine» en Centre de recherche et de
formation pour les industries légères et textiles (Cerfiltex) dont les textes
ont été adoptés lors du conseil des ministres du 28 décembre 2022, a été annoncée
par la directrice générale du Cerfitex. Dr Awa Soronfé Doumbia qui intervenait
lors de la 19è session du conseil d’administration de sa structure, a motivé ce
choix par la volonté politique affichée de marquer davantage sa polyvalence
dans le domaine des industries légères. Et la nécessité d’adosser à la
production du coton des unités de transformation dynamiques afin d’exploiter
toutes les opportunités de croissance.
C’est dans cette perspective de transformation positive que le Cerfitex tenait, jeudi dernier dans sa salle de conférence, la rencontre des administrateurs citée plus haut. L’ouverture des travaux était présidée par le ministre de l’Industrie et du Commerce, Mahmoud Ould Mohamed. C’était en présence du directeur de cabinet du gouverneur de la Région de Ségou, Afel B. Yattara et de la directrice générale du Cerfitex, Dr Awa Soronfé Doumbia.
DEUX FILATURES ET RELANCE DE LA COMATEX- À l’ordre du jour
de ladite session, étaient inscrits plusieurs points : l’examen et
l’adoption du procès-verbal de la 18è session, l’état d’exécution des
recommandations de la précédente session et les rapports d’activités et
financier 2022 du Cerfitex. Les administrateurs ont aussi passé au crible et
adopté le projet de programme annuel d’activités 2023 du Centre ainsi que son
budget prévisionnel 2023 qui s’équilibre en recettes et en dépenses à un peu
plus de 1,1 milliard de Fcfa.
Le ministre de l’Industrie et du Commerce a mis la rencontre
à profit pour esquisser la vision et la stratégie de son département pour
l’atteinte des objectifs fixés. Mahmoud Ould Mohamed a, en la matière, insisté
sur le souhait d’adosser à la production du coton des unités de transformation
dynamiques afin d’exploiter toutes les opportunités de croissance.
En la
matière, il a évoqué l’accompagnement des plus hautes autorités du pays pour la
réalisation de deux filatures et la relance de la Compagne malienne de textile
(Comatex). «Pour les deux nouvelles sociétés de production de fils textiles, il
est attendu une transformation d’environ 45.000 tonnes de fibres de coton et la
création de 50.000 emplois directs et indirects. Dans ce processus, le Cerfitex
est un outil indispensable et constitue le bras technique du ministre de
l’Industrie et du Commerce pour la réalisation effective, le suivi de ces
projets et la mise à disposition de ressources humaines qualifiées», a précisé
Mahmoud Ould Mohamed.
Notons que la mission principale du Cerfitex consiste à la
formation des ressources humaines qualifiées pour l’industrie de manière générale
et celle textile en particulier. Son ambition est de s’ériger en centre
d’excellence pour la filière coton textile au Mali et dans la sous-région.
Cette mission d’appui à la filière coton textile prend tout son sens dès lors
que nous connaissons l’importance de cette matière première dans l’économie du
pays (15% du Produit intérieur brut (PIB) du Mali alors
que seulement 2% de la production (760.000 tonnes en 2021) est transformée sur
place, a souligné le ministre en charge de l’Industrie.
Chahame DJIRÉ
Amap-Ségou
Rédaction Lessor
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