Ces résultats ont été rendus publics hier, à l’occasion de la 18è édition de la Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali
Le taux de croissance du Produit intérieur brut (PIB) réel du Mali s’est établi à 5,0% en 2024, contre 4,7% en 2023. Cette progression traduit notamment la bonne performance du secteur primaire, portée par des conditions climatiques globalement favorables et par les initiatives publiques de soutien à la production agricole. Parallèlement, les comptes extérieurs du Mali au titre de l’année 2024 font ressortir un solde global excédentaire de la balance des paiements de 347,5 milliards de Fcfa, après un déficit de 555,3 milliards de Fcfa en 2023. Cette évolution positive s’explique principalement par la réduction du déficit du compte des transactions courantes, en lien avec la baisse des importations.
Ces résultats ont été rendus publics hier, à l’occasion de la 18è édition de la Journée de diffusion des comptes extérieurs du Mali, organisée par la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (Bceao). La cérémonie d’ouverture était présidée par le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances, Abdoulaye Traoré, en présence du directeur national de la Bceao pour le Mali, Baréma Bocoum, ainsi que de plusieurs personnalités du monde économique et financier.
Placée sous le thème : «Les échanges extérieurs du Mali : défis et opportunités», cette journée a permis de présenter et d’analyser les comptes extérieurs, qui comprennent la balance des paiements et la position extérieure globale. Ces comptes sont élaborés conformément à la 6è édition du Manuel de la balance des paiements (MBP6) du Fonds monétaire international (FMI) et sont produits annuellement dans un délai de 10 mois après la clôture de l’année de référence.
Au cours de la rencontre, les participants ont examiné l’évolution de la balance des paiements et de la position extérieure globale du Mali au titre de l’année 2024. Ils ont également échangé sur les estimations pour 2025 et les perspectives pour 2026, dans le but de mieux anticiper les défis et opportunités à venir.
Présentant les résultats, le directeur national de la Bceao a exposé plusieurs agrégats clés de la balance des paiements pour l’année 2024. Les exportations de biens ont enregistré une baisse de 108,7 milliards de Fcfa, soit -3,2% par rapport à 2023, en lien avec la baisse des ventes extérieures d’or non monétaire. En revanche, les exportations d’animaux vivants ont progressé de 18,1% sur la période. De leur côté, les importations de biens FOB (hors fret et assurance) se sont établies à 3.328,6 milliards de Fcfa, en régression de 4,2% par rapport à 2023. Cette évolution s’explique par le repli des volumes à l’importation et des cours internationaux du pétrole.
Ainsi, la balance commerciale, qui représente la différence entre la valeur des biens exportés et celle des biens importés, est ressortie déficitaire de 7,3 milliards de Fcfa, mais en nette amélioration de 38 milliards de Fcfa par rapport à 2023. Le solde des transactions courantes demeure déficitaire, à 702,6 milliards de Fcfa, mais affiche une amélioration de 274,2 milliards de Fcfa comparativement à 2023, où le déficit s’élevait à 976,8 milliards de Fcfa. Cette amélioration s’explique par celle de la balance des biens et services (+389,9 milliards de Fcfa) et du solde du revenu primaire (+108,4 milliards de Fcfa).
Selon Baréma Bocoum, l’amélioration du solde global passé d’un déficit de 555,3 milliards de Fcfa en 2023 à un excédent de 347,5 milliards de Fcfa en 2024 résulte principalement de deux facteurs : la réduction du déficit des transactions courantes, liée à la baisse des importations et des revenus d’investissement, et l’augmentation de l’excédent du compte de capital, notamment grâce aux investissements directs étrangers (IDE) entrants et à l’accroissement du crédit commercial. Ces évolutions, a-t-il souligné, rappellent l’importance de préserver un niveau suffisant de réserves de change, indispensable pour soutenir la valeur extérieure de la monnaie et assurer la couverture des besoins d’importations des économies de l’Union.
Pour sa part, le secrétaire général du ministère de l’Économie et des Finances a salué cette amélioration, qu’il a qualifiée de signal encourageant pour la stabilité externe de l’économie malienne. Elle contribue, selon Abdoulaye Traoré, au renforcement des réserves de change et à la consolidation de la soutenabilité de la position extérieure du pays.
Toutefois, a-t-il averti, cette performance ne doit pas occulter la nécessité de poursuivre les réformes visant à renforcer la compétitivité de l’économie, à diversifier les exportations et à réduire durablement la dépendance vis-à-vis de l’extérieur. Pour lui, le thème retenu pour cette 18è édition offre un cadre pertinent pour analyser à la fois les contraintes qui continuent de peser sur les échanges extérieurs du Mali et les opportunités à exploiter pour améliorer durablement la performance externe de l’économie nationale.
Amadou GUEGUERE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.