Ce prix récompense la meilleure thèse en
architecture (travail personnel de fin d’études) sur les thèmes et les questions
de résilience et d’innovation dans l’environnement bâti, économie, culture,
environnement et la durabilité énergétique». Nkapemin Njikam Stéphane et les autres lauréats ont
reçu leurs prix, en octobre dernier à Yaoundé au Cameroun.
150 participants, représentants
21 pays, étaient en compétition pour ce prix Archi-Now. Les deuxième et
troisième prix ont été respectivement remportés par Guilherme Biondo Milani du
Brésil et Martyna Adamczykt de la Pologne. Le mémoire de fin d’étude présenté
par le jeune lauréat porte sur le thème «Projet urbain et développement
durable, architecture d’urgence : Cas des déplacés et réfugiés de Faladiè».
Pour Nkapemin Njikam
Stéphane, le but de l’exercice est d’utiliser le matériel disponible sur place,
donc les ordures, dans la construction. «Nous les recyclons pour constituer des
matériaux de construction. Ainsi, des plastiques sont recyclés pour faire des
briques compressées qui vont servir à faire le soubassement et les fondations.
Ensuite, le bambou sera l’ossature et la structure de l’habitat. En fin, les
bottes de pailles compressées feront usage de mur qui, grâce à leur poids et
leurs épaisseurs, vont être de bons isolants thermiques et permettre un confort
thermique à l’intérieur de l’habitat», explique Nkapemin Njikam Stéphane.
Ce projet est une initiative
de l’École supérieure d’ingénierie, d’architecture et d’urbanisme (ESIAU) pour
familiariser les étudiants avec leur environnement et bâtir avec les matériaux
à leur portée. «Une visite de terrain nous a permis de constater l’état
précaire des abris et de la situation des déplacés.
C’est à partir de là qu’une
étude a été menée sur la situation des déplacés à Bamako, plus particulièrement
à Faladiè», a détaillé l’heureux lauréat. Pour son directeur de mémoire,
Youssouf Deyoko, l’objectif est de faire travailler les étudiants sur des
thèmes d’actualité et qui peuvent servir la société. «Ce prix représente
l’aboutissement de l’abnégation de l’étudiant au travail bien fait. Aussi, il
permet de rehausser le nom de l’École et surtout l’image du Mali sur la scène
internationale», a-t-il commenté.
Organisé par «Chorus Architecture», une Ong internationale, cette 2è édition du concours internationale d’Archi-Now avait pour thème «Local 2.0». L’édition s’adressait aux étudiants et jeunes professionnels ayant développé ou mis en avant dans leur projet de fin d’études ou de fin de cycle, une approche holistique qui exploite ou développe à partir ou en parallèle du patrimoine local (matériel ou immatériel) une solution ou un concept durable à une situation, une problématique dans le domaine de l’architecture, de la mobilité, de l’urbanisme…
Oumar SANKARE
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