Le verdict
de la 1ère affaire de l’esclavage prononcé par une session spéciale de la Cour
d’assises de Kayes fait état de sept condamnations à la peine de mort, une
condamnation à la peine de réclusion criminelle et trois acquittements. Les
accusés Mohamed Diawara, Ousmane Cheickné Yattabaré, Moussa Sissoko dit Papa,
Djibril Badiaga, Ousmane Diarrisso, Hamet Diawara et Mohamed Diaby ont tous été
condamnés à la peine de mort.
Lamba Cissé écope, lui, d’une peine de réclusion
de cinq ans. Cependant, les autres accusés Yaya Yattabaré, Mahamadou Sylla et
Mamadou Diawara dit Hamé ont bénéficié d’un acquittement.
Ces personnes condamnées payent ainsi les frais de leur
obstination à commettre des crimes odieux et des actes de pillages et de
vandalisme dans le but d’entretenir l’esclavage, une pratique ancestrale
devenue source de vives tensions dans les Régions de Kayes, Kita et Nioro.
Rappelons que la chambre d’accusation de la Cour d’appel de
Kayes avait inculpé ces accusés le 22 septembre 2022 d’association de
malfaiteurs, d’assassinats, de tentative d’assassinats et de complicité
d’assassinats, de pillages, de violation de domicile, de coups et blessures
volontaires, de discrimination ethnique. Des infractions qui sont punies par
les articles 175, 199, 200 et 207 du Code de procédure pénale.
À l’origine, l’esclavage par ascendance ou l’esclavage
coutumier était considéré comme une pratique qui renforçait la cohésion
sociale. Au fil du temps, cette pratique est devenue une source de tension,
menaçant du coup la quiétude sociale, l’ordre public et le vivre-ensemble.
Surtout que certaines personnes se sentent supérieures aux autres du fait de
leur statut de noble hérité de leurs parents.
Mécontentes du statut que leur confère la société, certaines
personnes dites «esclaves» ont créé l’association «Gambana (terme soninké
signifiant : nous sommes tous égaux en droits et devoirs) en 2017 pour
lutter contre l’esclavage par ascendance. Avec la création de cette
association, la crise a pris de l’ampleur à Diandoumé dans la Commune rurale de
Gogui (Région de Nioro du Sahel) quand les sieurs Mountaga Diarrisso, Youssouf
Sissoko, Mahamadou Sylla et Mamoudou Sissoko, tous membres de Gambana, avaient
commencé à combattre vigoureusement l’esclavage par ascendance. Mountaga
Diarrisso et Mahamadou Sylla ne cessaient de parcourir le village à moto, en
faisant un safari.
Ayant considéré cela comme une provocation, certains jeunes
du village (Djibril Badiaga, Mohamed Diaby, Cheickné Yattabaré, Mamadou Diaby
dit Hamet, Aboubacar Diaby, Moussa Sissoko dit Pap) ont agressé Mahamadou Sylla
qui s’est caché au domicile de son ami pour échapper au lynchage. Mais les
assaillants se sont rendus chez lui pour saccager ses biens. Ils ont également
détruit ses vivres et emporté 850.000 Fcfa et 5 grammes d’or appartenant à sa
femme.
Après avoir fait ce constat, Mahamadou Sylla était obligé de rebrousser chemin pour se réfugier dans une chambre de son ami, Mountaga Diarrisso. Mais il sera déniché et cueilli par ses poursuivants qui l’ont agressé à l’aide de gourdins et d’autres objets contendants. Mountaga Diarrisso qui a essayé de défendre son ami, a été battu à mort. Les assaillants se sont violemment attaqués à d’autres membres de sa famille, avant de se livrer à des scènes de pillages et de vandalisme.
À la suite de ces incidents, les sieurs Modibo Diawara,
Mohamed Diaby, Ibrahim Diaby, Djibril Badiaga, Cheickné Yattabaré, Ali Cissoko,
Moussa Sissoko et une dizaine d’autres personnes ont été interpellés. Et une
information judiciaire a été ouverte contre Djibril Badiaga et 48 autres
personnes pour les mêmes infractions.
Me Wali Mamadou Diawara avait présenté une requête le 19 octobre 2020 à la chambre d’accusation de la Cour d’appel de Kayes pour dessaisir le juge de Nioro du Sahel de cette affaire. Le procureur général de la Cour d’assises a pris l’affaire en main le 12 avril 2021.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.