Les administrateurs du projet lors de la rencontre
Le comité de pilotage du Paesol a tenu, hier dans
les locaux de la direction des finances et du matériel (DFM) du ministère de l’Agriculture,
sa 1ère session. La cérémonie d’ouverture des travaux a été présidée par le
ministre de l’Agriculture, Lassine Dembélé, en présence du coordinateur du
Programme, Mohamed Soumaré et de la représentante de l’ambassade de la
République fédérale d’Allemagne au Mali, Astrid Meyer.
Lancé en mars dernier, ce Programme se veut une
alternative à l’agriculture moderne conventionnelle au Mali, en proposant des
solutions intégrant les dimensions du développement durable. Concrètement, il
ambition d’améliorer la durabilité et la résilience de l’agriculture pluviale
familiale, qui est particulièrement affectée par le changement climatique. Et
cela par une utilisation responsable des sols et des ressources en eau.
En effet, le secteur agricole du Mali, à l’instar
des autres du Sahel, reste tributaire des aléas climatiques et par conséquent
vulnérable aux risques liés au
changement climatique. «Les petites exploitations agricoles qui occupent
une place importante dans le système de production, sont dans des zones
pluviales et leurs productions sont essentiellement destinées à la consommation
familiale», a expliqué Lassine Dembélé. Selon lui, bien que plusieurs
initiatives de projets et programmes aient été initiées pour appuyer les
organisations de producteurs agricoles, les efforts de soutien à la transition
agro écologique sont restés faibles.
C’est dans ce contexte que le Paesol,
fruit des négociations entre le gouvernement de la République du Mali et celui
de la République fédérale d’Allemagne en mars 2021, a été conçu dans le cadre
de l’initiative «Un seul monde sans faim». Il est financé à hauteur de 10,7
milliards de Fcfa. Sur ce montant, 9,8 milliards de Fcfa sont déboursés par la
Banque allemande (KfW), la contribution l’État malien et des bénéficiaires est
de 880 millions de Fcfa.
Le ministre de l’Agriculture a indiqué que la mise
en œuvre de ce Programme contribuera à la transformation structurelle des
chaînes de valeur agricoles pour une croissance inclusive et durable. Aussi,
a-t-il fait savoir que l’initiative touchera environ 120.000 bénéficiaires dans
trois régions : Kayes (Cercles de Kayes et de Yélimané), Koulikoro
(Cercles de Koulikoro et de Kolokani) et Sikasso (Cercles de Sikasso et de
Kadiolo). Le délai d’exécution est de cinq ans.
Astrid Meyer précisera que le Paesol proposera des
solutions intégrant les trois dimensions du développement durable, les aspects
socioéconomiques et environnementaux afin de lutter contre la malnutrition, la
pauvreté et l’inégalité. Il cherche ainsi à appuyer l’État du Mali avec les
outils de la Coopération financière allemande et en collaboration avec d’autres
acteurs et projets intéressés, de matière à développer et diffuser
l’agriculture agro écologique. «L’approche vise à produire et à régénérer les
sols et les environnements dégradés, favoriser la biodiversité et préserver le
patrimoine génétique local», a-t-elle ajouté.
Quant à Mohamed Soumaré, il a souligné que le
déploiement du Programme commence par une phase de démarrage qui s’étend sur
environ 7 mois. Celle-ci permettra de déblayer le terrain pour la phase de mise
en œuvre des activités. Il a également informé que le premier résultat attendu
du Paesol, est de développer une stratégie de diffusion des bonnes pratiques
agro écologiques dans les zones d’intervention et des plans agro écologiques
pluriannuels au niveau de chacune des communes ciblées.
Autres résultats attendus : développer des boutiques bios intrants avec des semences qui puissent être facilement utilisées par les populations locales, développer les différentes formes de transfèrts de savoir pour que les bénéficiaires puissent les utiliser et réaliser des investissements en conservation des eaux et des sols.
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