Cheick Oumar Traoré, directeur général de la SMTD
Cette révolution passe inéluctablement par les innovations digitales.
Celles-ci se traduisent par l’utilisation d’outils digitaux, qui génèrent un
changement organisationnel important, optimisant par la même occasion la
performance des nos services.
La Société malienne de transmission et de diffusion (SMTD)
est appelée à jouer un grand rôle dans ce chantier et garder à l’esprit la nécessité
d’avoir des services performants. Comment conçoit-elle cette mission ? Que
fait-elle pour y arriver ? Comment s’y prendra-t-elle ? à ces différentes interrogations, les
responsables de la Société semblent avoir les réponses nécessaires.
Dans un monde dominé par l’évolution numérique (intelligence
artificielle, réalité virtuelle, cloud, etc.), «il y a tellement de choses à
faire qu’on ne peut pas se permettre de trainer les pieds», explique le
directeur général de la SMTD, Cheick Oumar Traoré. En la matière, explique le
docteur en sciences de la communication (option technologies de l’information
et de la communication) de l’Université de Montréal, la SMTD-SA est chargée,
entre autres, de la gestion de la dorsale nationale de la fibre optique, du
Data Center (centre de données) et de la télédiffusion. Ce rôle est vital pour
l’administration publique et le secteur privé.
Selon Cheick Oumar Traoré, cette transformation digitale
permettra la disparition des barrières spatiales et temporelles, la possibilité
de rester connecté en mobilité. Ce qui à l’avantage, selon le patron de la
SMTD, de faciliter notamment le télétravail au sein d’une société digitale, la
notion d’Internet des objets avec la rencontre du monde physique et digital.
Parlant des acquis, le directeur général souligne que la SMTD a la particularité
d’être la seule structure en Afrique de l’Ouest à être sur la télédiffusion et
sur les infrastructures de télécommunications avec 3.500 km de fibre de Zégua à
Gao. Elle peut aussi assurer la connexion Internet dans les zones rurales.
En termes de difficulté, l’importance de la sauvegarde des
données n’est pas encore comprise par l’administration publique, déplore le directeur
général de la SMTD qui reconnaît qu’il y a quelques progrès en la matière.
Cheick Oumar Traoré se réjouit de voir le secteur privé (les banques et les
mines …) manifester un grand intérêt pour les innovations technologiques.
Afin d’amener les structures publiques et privées à profiter
des avantages de la digitalisation des données, la SMTD mise sur la
sensibilisation en s’impliquant dans l’organisation d’activités visant la
promotion des innovations technologiques. C’est dans cette optique qu’elle a
co-organisé la 2è édition de Mali Média Awards.
Tenu du 20 au 22 octobre dernier au CICB, sous le haut parrainage du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de la Modernisation de l’Administration, Me Harouna Toureh, l’événement avait l’allure du plus grand salon du digital malien à l’initiative de l’agence Dashili Business Solutions.
La rencontre a mobilisé plus de 1.000 participants, formé
une centaine de jeunes lors des ateliers et récompensé une vingtaine
d’entrepreneurs.
Cette tribune a été mise à profit par la SMTD pour animer plusieurs panels sur la «transformation digitale de l’administration et des entreprises» ; «Era et futur du numérique : parlons Intelligence artificielle (IA), blockchain, Big data et robotique» et «Innovation numérique : risques sur les systèmes IT, protection des données à caractère personnel».
Oumar SANKARE
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