Du bateau qui a pris feu, il
ne reste plus que les structures calcinées et la coque complètement immergée. A.T, est un rescapé
de ce terrible drame. Les yeux hagards, encore sous le choc, il explique : “le
bateau a commencé à essuyer les premiers tirs des assaillants à 10 heures et 20
minutes.
La riposte des militaires à bord, chargés de l’escorte, a été prompte
et vigoureuse ; ce qui a calmé l’ardeur des assaillants au cours de ces
premiers échanges de tirs. Les terroristes se sont déplacés à quelques
encablures plus loin pour se cacher dans une petite forêt d’eucalyptus située
sur une dune qui surplombe le fleuve à un endroit qui forme un petit col”.
Notre interlocuteur s’arrête de parler, la voix étreinte par l’émotion et
balbutie finalement : “C’est là qu’un déluge de feu s’est abattu sur le bateau,
mêlant crépitement d’armes légères et grondements assourdissants de roquettes.
Malgré la riposte de l’escorte, le bateau est fortement touché de la proue à la
poupe provoquant un immense incendie qui se propage jusqu’aux deux étages supérieurs”.
Selon toujours la même
source, malgré les blessés et les morts provoqués par balles, c’est le
mouvement de foule qui a suivi les tirs qui a le plus fait de victimes. Les
passagers désespérés se sont jetés à l’eau dans un instinct de survie qui fut
fatal à beaucoup d’entre eux dont le commissaire du bateau et plusieurs membres
d’équipage. Le fleuve est profond à cet endroit.
La même source
indique qu’après le déluge de feu sur le bateau, des dizaines de corps ont été
repêchés. Le bilan demeure
provisoire car de nombreux corps n’ont jusque-là pas été retrouvés, malgré les
recherches qui continuent. Selon une source hospitalière, juste après le drame,
une vingtaine de blessés ont été acheminés sur Gao, pour leur prise en charge
au niveau de l’hôpital régional.
Mohamed Gakou
Amap-Gourma Rharous
Rédaction Lessor
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