Une vue du présidium lors de la cérémonie de lancement
Officiellement lancée mercredi 11 février dans un hôtel à Bamako, l’initiative prévoit la réalisation d’audits énergétiques sur 20 bâtiments publics ou privés dans le District de Bamako, dans le cadre d’une phase pilote financée à hauteur de 218.000 dollars soit environ 130 millions de Fcfa. La cérémonie d’ouverture des travaux était présidée par le conseiller technique chargé de la recherche et de l’innovation au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Dr Ousmane Mariko, en présence de la directrice générale de Mali-Météo, Mme Tandia Fanta Traoré, du conseiller spécial en énergie du Premier ministre, Mamadou Yéhia Camara, ainsi que du président du Ree-Igem, Bagui Diarra et de nombreux experts du secteur.
Cet atelier de deux jours est organisé sous l’égide du Réseau des experts de la promotion de l’efficacité énergétique et de l’Intégration du genre dans l’accès à l’énergie au Mali (Ree-Igem), en partenariat avec le Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE/CRTC), Mali-Météo et l’École nationale d’ingénieurs Abderhamane Baba Touré (ENI-ABT).
D’une durée d’un an, le projet vise à renforcer les capacités de dix Esco en les amenant à proposer des solutions concrètes pour réduire la consommation énergétique des bâtiments, limiter les intrants comme le gasoil et contribuer à une meilleure transition énergétique. Les participants devront notamment définir une ligne de base du marché des Esco au Mali et identifier les opportunités d’économie d’énergie, tout en examinant le cadre réglementaire existant. Pour le conseiller technique au ministère en charge de l’Enseignement supérieur, l’efficacité énergétique passe aussi par l’amélioration de l’isolation thermique des bâtiments.
Dr Ousmane Mariko a souligné l’importance de la formation assurée par l’ENI-ABT dans ce domaine. «Le projet vise à réduire la consommation énergétique des ménages afin de leur permettre de consacrer davantage de ressources à des besoins essentiels comme la santé, l’éducation ou la nutrition», a-t-il déclaré. De son côté, le président du Ree-Igem a rappelé que ce programme est conduit avec l’appui du Centre et réseau des technologies climatiques du PNUE. Selon Bagui Diarra, l’enjeu est de permettre un meilleur contrôle de la consommation d’énergie à travers des audits approfondis des bâtiments sélectionnés.
La directrice générale de Mali-Météo a, quant à elle, salué un projet qui s’inscrit pleinement dans les priorités nationales de transition énergétique et de résilience climatique. «Dans un pays sahélien comme le nôtre, marqué par une demande énergétique croissante et une variabilité climatique accrue, il n’est plus possible de dissocier politique énergétique et réalité climatique», a-t-elle affirmé. Mme Tandia Fanta Traoré a expliqué que des paramètres comme la température, l’humidité, le rayonnement solaire ou le vent influencent directement les besoins en climatisation, la performance des équipements et les coûts d’exploitation des bâtiments. Intégrer ces données dans les audits énergétiques permettra donc de proposer des solutions adaptées au climat malien, techniquement pertinentes et économiquement efficaces.
À travers ce projet, Mali-Météo entend mettre à disposition des données climatiques fiables, appuyer l’analyse énergétique du bâti et contribuer à des recommandations fondées sur la réalité climatique du pays. Les attentes portent notamment sur l’identification des vulnérabilités énergétiques, la proposition de mesures d’adaptation réalistes et la mise en place d’une méthodologie reproductible à l’échelle nationale. Au-delà des résultats immédiats, cette initiative ouvre la voie à une intégration plus systématique des services climatiques dans les politiques énergétiques et d’aménagement du territoire, dans un contexte où la maîtrise de l’énergie est devenue un enjeu stratégique majeur pour le Mali.
Makan SISSOKO
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