Les Aigles dames (en blanc) ambitionnent de débuter la compétition par une victoire
Le combat de David contre Goliath ? En tout cas, l'enjeu est colossal. Dans ce groupe de 6 équipes où seules les trois premières décrocheront leur ticket pour l'Allemagne, entamer la compétition par une victoire, ou du moins une prestation solide, est crucial pour le moral. Face à une sélection chinoise classée parmi l'élite mondiale, le Mali jouera sans complexe, mais avec une pression réelle.
Historiquement, la Chine a souvent pris le dessus sur le Mali lors des grandes échéances internationales, s'appuyant sur leur domination sous le cercle. Cependant, les Maliennes ont montré ces dernières années qu'elles pouvaient rivaliser physiquement et bousculer les hiérarchies grâce à leur résilience. Ce match à Wuhan est l'occasion idéale de briser le plafond de verre. Pour mémoire, depuis leur première rencontre officielle majeure en 2008, les deux nations se sont affrontées à plusieurs reprises dans des tournois mondiaux (Jeux olympiques, Coupes du monde et Tournois de qualification). Mais à chaque fois, ce sont les Chinoises qui sont victorieuses avec un écart moyen de 22 points.
La confrontation la plus récente entre les deux sélections remonte à février 2022 lors du tournoi de qualification au Mondial. Le Mali a perdu la partie, mais les Aigles Dames ont montré une résistance héroïque (84-64 pour la Chine). Dans cette rencontre les nôtres ont été menées 10-22 à la fin du 1er quart temps, mais l’équipe a remporté le 2è quart temps (24-21) pour revenir à seulement 9 points à la mi-temps (34-43). La pivot chinoise, Yueru Li avait dominé la raquette avec 21 points et 11 rebonds. La réponse malienne est venue de Sika Koné et Adama Coulibaly auteures, chacune, de 13 points pour maintenir l'espoir grâce à leur impact physique.
Lors des Jeux Olympiques de Pékin 2008, le fossé était immense face à une Chine portée par son public. Score final, 80-67. Le Mali avait souffert sous la pression défensive, concédant plus de 25 pertes de balle, un secteur qui reste un défi historique face au jeu structuré des Chinoises. «Jouer la Chine chez elle, c'est le test ultime. On connaît leur taille et leur adresse, mais on n'a pas peur. Notre vitesse doit être notre arme fatale. On va se battre sur chaque ballon comme si c'était le dernier», annonce l'ailière des Aigles Dames, Maïmouna Haïdara. Pour sa coéquipière, Djènèba N’diaye, meneuse, le Mali, vice-champion d'Afrique a bien sa place dans ce tournoi.
«Mon rôle sera de stabiliser le jeu et de trouver des solutions face à leur zone. On sait que le public sera contre nous, mais cela ne pourra que nous motiver encore plus. On veut montrer que le Mali a sa place en Allemagne», martèle l’internationale malienne. De son côté Alima Gnéré Dembélé dira : «L'objectif est clair : finir dans le top 3. Commencer contre le pays hôte est difficile, mais si on gère bien nos émotions, on peut créer la surprise. On est ici pour écrire l'histoire».
Après le duel face à la Chine, le calendrier ne laissera aucun répit aux Maliennes avec des confrontations contre la République Tchèque (12 mars) et la Belgique (14 mars) et le Soudan du Sud. Pour se qualifier, le Mali devra impérativement remporter au moins deux matches.
Seibou Sambri KAMISSOKO
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