À deux jours de Noël et à moins d’une semaine du Nouvel an, la capitale qui, d’habitude revêt ses plus beaux atours pour accueillir ces fêtes de fin d’année, ne présente pas un décor festif. Le boulevard de l’Indépendance, les grands ronds-points qui scintillent de mille feux à l’orée de la fête de la nativité et du réveillon de la Saint-Sylvestre ne laissent présager aucune ferveur populaire.
Y-aurait-il une désaffection pour ces fêtes de fin d’année ? En tout cas, les inconditionnels de la célébration des deux fêtes n’entendent pas rater un seul instant ces fêtes de fin d’année. Parmi ces bons vivants, figurent Oulematou Diarra. La jeune dame qui réside à Kalaban-coro attend surtout impatiemment le réveillon de la Saint-Sylvestre. Elle explique avoir reçu 75.000 Fcfa de son petit copain pour se faire plus coquette. Avec cet argent, elle espère acheter de nouvelles fringues plus sexy, faire un tour chez la coiffeuse pour être parmi les plus élégantes de la nuit du 31 décembre prochain.
Comme elle, une autre jeune dame, A. Mariko explique avoir toujours passé dans l’allégresse, depuis au moins cinq ou six ans, les fêtes de fin d’année. Pour elle, la célébration de ces fêtes ne doit pas être liée à l’âge. Elle explique qu’il ne faut pas bouder son plaisir parce que l’esprit humain a souvent besoin de s’évader et ça fait du bien pour l’équilibre de l’organisme.
Certains préfèrent fêter dans la simplicité. C’est le cas de la jeune Korotimi Coulibaly qui envisage de réveillonner avec des amies autour d’un dîner romantique dans un restaurant chic de la place. Manger des recettes culinaires à base de poulet ou de côtelettes grillées. Elle explique consacrer chaque année une enveloppe de 20.000 Fcfa aux accessoires de maquillage pour les deux fêtes. Dans un «grin» à Kalaban-coro, des jeunes garçons devisent autour de la boisson nationale (le thé vert de Chine). Ils expliquent n’avoir pas forcement la tête à la fête, même s’ils ont prévu se cotiser et de se retrouver pour faire du barbecue.
Moussa Dembélé adore fêter avec son épouse et ses deux petits enfants. En raison de la conjoncture, il a déjà fait le choix cette année de rester à la maison pour les deux fêtes et de s’empiffrer de spécialités maliennes au lieu d’aller dans un restaurant chic de Bamako. PONBADA- Fatoumata Traoré, vendeuse de tailleurs et autres prêts-à-porter féminins sur le réseau social Tik Tok, affirme que le marché est timide. Il y a moins d’acheteurs par rapport à la même période de l’année dernière. Depuis début décembre, la tiktokeuse enchaîne des live sur les réseaux sociaux chaque jour de 9h à 17h sans pouvoir atteindre le record de vente de l’année dernière à la même période.
Peut-être à cause du fait que des jeunes filles ont de plus en plus recours à la friperie. Justement, au marché appelé «Missira Ponbada», des jeunes se bousculent aux portillons. Elles trient dans le lot et paient. Les vendeurs assurent l’animation. Bintou Touré préfère acheter des fripes. Cela permet de se faire belle sans trop dépenser. Adama Poudiougou, vendeur de fripes depuis trois ans, explique vendre des robes entre 2.000 et 2.500 Fcfa, les pantalons à 1.500 Fcfa et les t-shirts à 500 Fcfa. Ce qui, selon lui, est à la portée du Malien moyen.
Dans les salons de coiffure, les coiffeuses se tournent les pouces. Dans ces lieux qui grouillent d’habitude de monde, les clientes se comptent sur les doigts de la main. Certaines promotrices comme N.C. expliquent le phénomène par la conjoncture. Des femmes au foyer par peur de porter des cornes ont déjà commencé à surveiller leurs époux comme le lait sur le feu. Celle que nous désignons sous les initiales A.D en fait partie. Elle explique que son mari préfère plutôt dépenser pour ses multiples conquêtes.
Mais cette année, elle a déjà en tête un plan qu’elle va concocter pour l’empêcher de fêter dehors. Une «tchiza», une jeune fille qui se met en couple avec un homme marié dans le glossaire de la gent féminine, explique avoir reçu sa dose (une enveloppe) depuis la mi-novembre pour se faire belle pour les deux fêtes.
Contrairement aux inconditionnels de l’ambiance, d’autres jeunes garçons ne s’y intéressent guère. C’est le cas de Makan Fofana qui dit n’avoir jamais célébré les fêtes de fin d’année. Celles-ci tournent souvent au vinaigre, voire au drame, le plus souvent pour les filles. Certains garçons ont du mal à s’accommoder de la trahison de leurs partenaires au profit d’autres cavaliers; surtout après avoir quasiment assuré toutes les dépenses de la fête. Il résulte de ces situations des séparations fracassantes assorties souvent d’ agressions physiques. Des anecdotes sur la question sont légion.
Oumou SACKO
Rédaction Lessor
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