Ce coup d'Etat visant le président sortant Ali Bongo, au pouvoir depuis 14 ans, intervient alors que l'héritier de la dynastie Bongo venait d'être réélu pour un 3è mandat consécutifs, sous de fortes tensions caractérisées par la mise en place d'un couvre-feu depuis dimanche et la coupure de l'internet par le régime déchu.
Juste après l'annonce officielle dans la nuit du mardi 29 août de la victoire d'Ali Bongo avec 64,27% des voix, un groupe d'une douzaine de militaires est apparu sur les écrans de la chaîne de télévision Gabon 24, abritée au sein même de la présidence pour annoncer le renversement du président Ali Bongo l'annulation des résultats des élections générales. Mais surtout la dissolution de toutes les institutions, la fermeture des frontières jusqu'à nouvel ordre et la mise en place d'un Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI).
Parmi les militaires figurent des membres de la garde républicaine (GR), unité d'élite et garde prétorienne de la présidence reconnaissable à ses bérets verts, ainsi que des soldats de l'armée régulière et des policiers.
« Nous, forces de défense et de sécurité, réunies au sein du Comité pour la transition et la restauration des institutions (CTRI), au nom du peuple gabonais et garant de la protection des institutions, avons décidé de défendre la paix en mettant fin au régime en place », a annoncé un de ces militaires, un colonel de l'armée régulière, dans une déclaration également diffusée par la suite sur la chaîne d'Etat Gabon 1ère.
Pour justifier ce renversement, les militaires ont estimé que l'organisation des élections n'avait « pas rempli les conditions d'un scrutin transparent, crédible et inclusif tant espéré par les Gabonaises et les Gabonais ». Ils ont dénoncé « une gouvernance irresponsable, imprévisible, qui se traduit par une dégradation continue de la cohésion sociale, risquant de conduire le pays au chaos ».
« Toutes les institutions de la République sont dissoutes, notamment le gouvernement, le Sénat, l'Assemblée nationale, la Cour constitutionnelle, le Conseil économique, social et environnemental, le Centre gabonais des élections », et les frontières du Gabon resteront « fermées jusqu'à nouvel ordre », ont encore annoncé les auteurs du coup de force.
Ce coup d'Etat est le 7ème en Afrique depuis 2020 avec notamment deux interventions militaires au Mali en 09 mois, suivies deux autres au Burkina Faso. S'y ajoutent les coups de forces en Guinée et plus récemment au Niger avec la fin du régime de Mohamed Bazoum qui a suscité la vivement condamnation de la communauté internationale notamment la Cédeao qui a imposé depuis lors un embargo inédit sur le Niger tout en menaçant d'intervenir militairement pour rétablir le président détenu par les nouvelles autorités.
Aboubacar TRAORE
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