Les usagers se disent très satisfaits des efforts fournis par la nouvelle équipe dirigeante de l’hôtel de ville de Bamako
La période de fête est celle de la production de déchets. Le Grand marché de Bamako en rassemblait une grande quantité. Depuis l’année dernière, ce désordre n’est qu’un vieux souvenir. Après la fête, le lieu affiche un visage coquet grâce à l’opération d’assainissement initiée par la délégation spéciale de la mairie du District de Bamako.
Ce mardi 1er avril 2025, les marchés de Dabanani et du Wonida sont visiblement bien dégagés. La circulation est fluide, en raison de l’absence massive de clients encore restés dans l’euphorie de la fête. Les tas d’ordures répandus sur le site le jour de la fête, n’encombrent plus les allées. Même si quelques sachets têtus errent encore au gré du vent. Les commerçants sont heureux de retrouver leur espace de travail dans des conditions d’hygiène améliorées. N’fa Mariko, vendeur d’habits près de l’immeuble Nimagala, se félicite de cette nouvelle gestion des déchets. «Cela fait longtemps que je n’avais pas vu le marché aussi propre.
Dès le matin du jour de la fête, vers 5 h 30, une équipe de la mairie du District, équipée de camions bennes, a débarrassé le lieu de tous les déchets», se réjouit-il. Commerçant depuis plus de 30 ans, il constate un changement dans les méthodes de nettoyage, grâce à l’acquisition de nouveaux équipements. «Il y a plus de deux ans, les ordures s’entassaient et gênaient les clients. Aujourd’hui, elles sont enlevées rapidement. Cela facilite notre travail et améliore l’image du marché», poursuit-il.
Boua Cissé, vendeur de thé et de café au marché Dabanani, fait le même constat. «D’habitude, nous payions des personnes pour le nettoyage. Mais cette fois-ci, à mon arrivée à 6 heures du matin, tout était déjà propre», déclare-t-il. Il espère que cette initiative se poursuivra, car un marché propre attire plus de clients et facilite la circulation. «Avant, nous cotisions pour évacuer les ordures. Ce n’était ni pratique ni agréable de travailler au milieu des déchets. Parfois, cela décourageait même les clients», déplore Kadiatou Konaré, vendeuse d’habits pour enfants au marché de Niaréla depuis 20 ans. Elle espère que cette nouvelle politique de gestion des déchets deviendra une norme.
Depuis plus de 5 ans, Doussou Keita est ramasseuse d’ordures plastiques au marché de Dabanani à proximité de la pharmacie Mohamed V. Elle constate qu’il y a une grande amélioration par rapport à l’assainissement du marché. «Malgré l’opération spéciale de la mairie du District, il y a toujours des ordures sur le marché mais en quantité réduite. Cette année, beaucoup de déchets sont dégagés. J’encourage cette initiative des autorités visant à atteindre l’objectif zéro déchets», affirme-t-elle.
Fatoumata Koumaré, une commerçante, estime que le nettoyage régulier du Grand marché de Bamako constitue une avancée majeure pour les commerçants et les clients. Elle salue la prise de conscience de la mairie du District de l’importance d’un cadre de travail sain. Toutefois, elle reste dubitative si cet effort sera maintenu tout au long de l’année. Interrogé sur la question, le directeur des services urbains de voirie et d’assainissement (Dsuva) explique que la période des fêtes est celle de production de grande quantité de déchets.
«Nous somme à la deuxième année de cette opération. Compte tenu de l’expérience vécue l’année passée, nous avons estimé qu’il fallait encore plus», insiste le Lieutenant-colonel Sékouba Traoré avant d’indiquer que cette année, ils ont pris des mesures supplémentaires en mobilisant deux équipes de balayage de 20 personnes pour non seulement assainir avant la fête, les lieux de culte et les marchés, mais aussi intervenir au niveau des grands marchés après le jour de la fête.
En termes de perspectives, le Lieutenant-colonel Sékouba Traoré annonce que son service ambitionne d’augmenter le nombre des manœuvres pour être plus fréquent dans les interventions non seulement au niveau des grandes artère mais aussi augmenter la fréquence de passage au niveau des marchés. Il entend travailler avec les associations qui évoluent dans ces marchés pour multiplier les journées de salubrité avec l’appui de la délégation spéciale du District de Bamako afin d’assainir et embellir la capitale.
Makan SISSOKO
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