Des participants à l’atelier préparatoire d’identification des agents des fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales, mardi au CICB
Dans
le cadre de la mise en œuvre du Projet de système intégré de gestion des
ressources humaines (SIGRH), le ministère de la Refondation de l’État organise
du 17 au 20 octobre un atelier préparatoire d’identification des agents des
fonctions publiques de l’État et des collectivités territoriales, au Centre
international de conférences de Bamako (CICB). La cérémonie d’ouverture a été
présidée mardi par le secrétaire général du ministère de la Refondation de
l’État, Abraham Bengaly, nom moins président du Comité technique d’exécution
(CTE) du SIGRH.
Le
projet SIGRH s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Programme d’action
du gouvernement (PAG), dans le programme de développement institutionnel,
deuxième génération. Il constitue également l’une des recommandations fortes
des Assises nationales de la refondation. L’objectif du projet est de favoriser
la maitrise de la masse salariale, celle des effectifs des agents des deux
fonctions publiques. Mais aussi de permettre à l’État de disposer d’un outil de
gestion des ressources humaines en matière de prévision des emplois et des
compétences.
Le
dispositif de pilotage du projet est composé de deux organes : le Comité
d’orientation stratégique (COS) présidé par le ministre en charge de la
Refondation de l’État, et élargi aux chefs des départements de l’Administration
territoriale ; de l’Économie et des Finances ; de la Fonction publique et de
l’Éducation nationale, ainsi qu’au directeur général de l’Agence nationale de
la Sécurité d’État. Ensuite, le Comité technique d’exécution (CTE), composé de
plusieurs sous-commissions, qui est chargé de la mise en œuvre des décisions du
COS. Il est présidé par le secrétaire général du ministère de la Refondation de
l’État.
La
cérémonie officielle de lancement de la phase d’identification physique des
agents publics est prévue pour ce 26 octobre à Ségou, sous la présidence du
Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga. Dans son discours d’ouverture, le
secrétaire général du ministère de la Refondation de l’État a rappelé que le
projet SIGRH a été lancé officiellement depuis le 24 mai 2022 par le président
de la Transition, le colonel Assimi Goïta. Depuis cette date, l’équipe
technique, qui a été commise à cet effet, s’est beaucoup évertuée, sous la
houlette du comité d’orientation stratégique, à mener des actions importantes
notamment la phase de recensement des agents de l’État.
Selon Abraham Bengaly, cette phase a permis
de disposer de données sur les ressources humaines de l’État et des
collectivités territoriales. Il s’agit à présent d’entamer la seconde étape du
Projet consacrée à la phase d’identification, qui constitue un passage crucial
qui va déterminer le couronnement du SIGRH que les autorités du pays ont voulu
une œuvre typiquement malienne. C’est-à-dire un Projet conçu et mis en œuvre
exclusivement par nos compatriotes et pour les Maliens.
Occasion
pour le président du CTE d’insister sur l’importance de cette phase qui demande
non seulement de la disponibilité mais aussi des aptitudes à la fois
intellectuelles que morales des agents publics désignés, pour mener à bien la
mission. Toute chose qui justifie l’initiative de ces trois jours de formation
qui seront animés par des spécialistes à travers des présentations sur
l’approche méthodologique de l’atelier.
Mais également sur le guide et les
conseils pratiques de l’utilisation des tablettes pour l’opération
d’identification des agents des fonctions publiques de l’État et des
collectivités territoriales. À ce titre, Abraham Bengaly a invité les
participants à plus d’assiduité pendant ces quelques jours de travaux mais
aussi pendant tout le long du processus.
SANCTIONS
DISCIPLINAIRES- La première communication a été présentée par le commissaire au
développement institutionnel (CDI), Ahmed Mohamed Yahya. Dans cette
intervention, l’expert a procédé à une présentation succincte du projet SIRGH
qui a été initié par le gouvernement pour pallier certaines difficultés
auxquelles sont confrontées les deux fonctions publiques en termes de gestion
des ressources humaines. Il s’agit, entre autres, de l’absence de fichier
actualisé sur les effectifs des agents de la fonction publique de l’État et des
collectivités territoriales ; le manque d’interconnexion entre les
différentes structures en charge des ressources humaines. S’y ajoute l’absence
d’un fichier unique pour le traitement des salaires, surtout des agents des
collectivités territoriales.
Toutes
ces insuffisances entrainent l’existence d’effectifs fictifs, mais aussi des
doublons d’agents qui émargent sur les fichiers salaires au niveau du budget
national et des collectivités territoriales. C’est pour mettre fin à ces
difficultés que le gouvernement a mis en place un système de gestion intégré
des ressources humaines qui intègre les données biométriques du Ravec dans les
deux fonctions publiques.
Le commissaire au développement institutionnel s’est fréjoui que la mise en œuvre du SIGRH, qui est entièrement financé par le budget national, permettra au gouvernement d’héberger et de sécuriser toutes les données collectées au Mali. Il a aussi rappelé que tous les agents doivent être identifiés par les 306 agents qui passeront dans tous les services au niveau national, subrégional ainsi que les représentations diplomatiques et consulaires, avant le 1er novembre prochain, sous peine de sanctions disciplinaires et réglementaires en la matière.
Aboubacar TRAORE
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