Le Commissaire chargé du DPE de l’Uemoa, Mahamadou Gado (c), a encouragé le gouvernement à aligner le plan national de développement à cette Vision de l'Union
Dans un contexte marqué par des défis économiques, sécuritaires et géopolitiques, l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) s’est engagée dans une dynamique de transformation à long terme. Pour concrétiser cette ambition, la Commission de l’Union a élaboré deux documents stratégiques majeurs : la Vision prospective 2040 et le Plan stratégique 2025-2030, dénommé «Impact 2030». Afin d’assurer leur appropriation et leur mise en œuvre efficace par les États membres, un atelier national de vulgarisation s’est tenu jeudi et vendredi derniers dans un hôtel de la place. Pendant deux jours, experts, décideurs et acteurs économiques ont échangé autour des grandes orientations de ces référentiels, qui visent à faire de l’Uemoa un espace intégré, prospère et résilient face aux mutations mondiales.
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le chef de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances, Bourama Touré, en présence du Commissaire chargé du département des politiques économique et de la fiscalité intérieure (DPE) de l’Uemoa, Mahamadou Gado et d’autres personnalités. Dans le but de poursuivre efficacement la mise en œuvre des objectifs de l’Union, la Commission de l’Uemoa, en collaboration, avec les autres Organes et Institutions spécialisées de l’Union a entamé en 2022 la réflexion pour l’élaboration d’une Vision à l’horizon 2040. À l’issue de l’analyse de différents scénarii prospectifs, la formulation d’une nouvelle vision pour l’Union a vu le jour en 2023.
La Vision 2040 de l'Uemoa retenue est : «l’Uemoa, un espace économique et monétaire durablement intégré, paisible et prospère, ouvert sur l’Afrique avec une position stratégique consolidée dans le monde». Dans la dynamique de l’opérationnalisation de cette Vision, la Commission a procédé à l’élaboration de son Plan stratégique 2025-2030. Adopté en septembre 2024, il vise à offrir des perspectives durables à une population jeune et en quête de signaux forts, à travers notamment l’affirmation de la souveraineté et la contribution à l’accélération de la transformation structurelle des économies de l’Uemoa.
Selon le Commissaire chargé du DPE de l’Uemoa, les documents stratégiques présentés lors de cet atelier ont été élaborés dans une démarche participative et inclusive. Mahamadou Gado a précisé que des missions circulaires de collecte de données et d’échanges fructueux ont été réalisées dans chaque État membre pour poser un bon diagnostic et définir des orientations stratégiques. «L’objectif était de refléter, le plus possible, les aspirations des peuples dans ces référentiels de développement de l’Union», a-t-il indiqué. Il a également souligné que la prochaine étape est de réussir la mise en œuvre des différents documents de stratégie. Concernant la Vision 2040, il a encouragé le gouvernement à accorder une attention particulière à l’alignement du plan national de développement à cette Vision de l'Union.
Quant au Plan stratégique, «Impact 2030», il a précisé que l’ambition de la Commission est de faire de l’Uemoa à l’horizon 2030, «Une Institution agile, locomotive de l’approfondissement de l’intégration et de la transformation structurelle des économies de l’Uemoa». De son côté, le chef de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances a salué cette initiative de la Commission de l’Uemoa. Selon Bourama Touré, la Vision 2040 et le Plan stratégique 2025-2030 devront marquer une étape décisive dans le processus de développement économique et social de l’espace communautaire.
Toutefois, il a rappelé que cet espace est confronté à d’énormes défis, notamment aux questions sécuritaires, environnementales et aux nouvelles dynamiques géopolitiques mondiales. Dans ce contexte, il a souligné la nécessité d’outils d’anticipation pour identifier les meilleures orientations et les modèles de développement les plus adaptés. C’est dans cette dynamique que le Mali, à l’instar de la Commission de l’Uemoa, s’est doté d’une nouvelle vision à l’horizon 2063, assortie d’une Stratégie nationale pour l’émergence et le développement durable (SNEDD 2024-2033).
Selon le chef de cabinet, les questions relatives à l’industrialisation, aux chaînes de valeur, aux filières porteuses et aux projets structurants constituent des leviers importants pour atteindre les objectifs fixés de part et d’autre. Bourama Touré a affirmé que la Vision 2063 et la SNEDD 2024-2033 constituent un atout pour le Mali dans le cadre de l’atteinte des objectifs de la vision 2040 et du Plan stratégique 2025-2030 de l'Uemoa.
Amadou GUEGUERE
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.