C’est avec un cachet particulier que notre pays a commémoré, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la Journée mondiale de la vue. Il s’agit de l’élimination, depuis le mois de mai dernier, du trachome en tant que problème de santé publique au Mali. La cérémonie était présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga, en présence des membres du gouvernement dont la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré, et d’autres invités de marque.
La
Journée mondiale de la vue s’est tenue sous le thème national :
«L’élimination du trachome au Mali : maintien des acquis». Alors que le
thème mondial est intitulé : «Aimons nos yeux». Elle vise à
sensibiliser les populations sur la prévention et le traitement de la perte de
l’acuité visuelle. C’est l’occasion de faire des plaidoyers auprès des
autorités, communautés et partenaires.
Le
représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a expliqué que le trachome
figure parmi les causes principales de cécité en Afrique subsaharienne en plus
de la cataracte, de l’onchocercose et de la carence en vitamine A. «Le Mali a
compris très tôt l’importance de s’engager de manière vigoureuse dans la lutte
contre le trachome notamment à travers la mise en place de l’Institut
d’ophtalmologie tropicale de l’Afrique (Iota)», a-t-il salué.
Dr Christian
Itama dira que dans le monde, l’élimination du trachome en tant que problème de
santé publique a été validée par l’OMS dans 17 pays dont le Mali. «Nous allons
continuer à appuyer le Mali dans la consolidation de cet acquis à travers la
poursuite de l’intervention essentielle et surtout le renforcement de la
surveillance», a promis le représentant de l’OMS, avant d’ajouter que les
acteurs sont également interpellés à poursuivre les efforts dans la lutte
contre les autres causes de cécité.
Cela en vue d’atteindre la cible mondiale
réalisable à l’horizon 2030 en matière de soins oculaires intégrés dont
l’objectifs est de mettre fin à la perte de vue. Le diplomate onusien a annoncé
qu’un effort particulier sera poursuivi dans la lutte contre l’onchocercose
pour l’amélioration du bien-être de la population.
Le
représentant de la Fondation Conrad N. Hilton a indiqué que sa structure a
contribué, avec satisfaction, au financement des activités de lutte contre le
trachome pendant plus de deux décennies. Robert Miyashiro a, au nom des
partenaires locaux, félicité le gouvernement pour avoir éliminé le trachome
malgré la crise multidimensionnelle que le pays traverse. Quant aux défis qui
ont permis de relever ce succès, ils portent, a-t-il cité, sur la réalisation
de la cartographie du trachome entre 1996 et 1997, l’atteinte des populations
les plus éloignées et l’adoption de nouvelles approches en fonction de la
situation épidémiologique de la maladie. L’acteur humanitaire a rappelé que le
trachome entraine un cercle vicieux de douleur, de pauvreté et de handicap.
Le
Premier ministre a souligné la place cruciale des ophtalmologues dans l’existence
de l’être humain. «Celui qui te restitue la vue t’a restitué une bonne partie
de ta vie», a-t-il dit comme pour conformer que la vue c’est la vie. Dr Choguel
Kokalla Maïga a précisé que notre pays a mobilisé plus de 29,1 millions doses
d’antibiotiques, notamment l’azithromycine et effectué 512.469 diffusions de
messages de sensibilisation sur le trachome. Il a rendu hommage à l’Iota et aux
autres acteurs qui ont permis de valider les critères d’élimination du trachome
dans tous les districts sanitaires.
Le chef du gouvernement les a invités à ne pas oublier les défis de santé oculaire et les autres maladies. Il a témoigné de la reconnaissance des autorités à toutes les personnes qui ont donné leur vie en soignant d’autres Maliens. La cérémonie a été marquée par une remise d’attestions de reconnaissance aux héros de l’élimination de cette maladie de la vue dans notre pays.
Mohamed DIAWARA
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