Les officiels visitent le stand d’une entreprise de transformation du lait
Instituée en 2001 par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), la journée est célébrée au Mali depuis 2006. L’édition 2025 a été fêtée, hier au Palais de la culture Amadou Hampâté Bâ, sous la présidence du ministre de l’Élevage et de la Pêche, Youba Ba. La cérémonie a enregistré la présence du représentant résident par intérim de la FAO au Mali, Isaias Angue Obama, du président de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture du Mali (Apcam), Sanoussi Bouya Sylla, ainsi que des représentants des interprofessions lait et bétail-viande.
D’entrée de jeu, le ministre Youba Ba a rappelé l’importance économique, sociale et nutritionnelle du lait. Le thème choisi, selon lui, s’aligne sur la vision des autorités de faire de l’élevage un véritable levier de croissance économique, notamment par la stabilisation du cheptel.
Aliment naturel complet, le lait joue un rôle central dans la sécurité alimentaire et la lutte contre la pauvreté. Le potentiel laitier national est évalué à plus de 2,55 millions de tonnes de lait, dont 1,12 tonnes sont jugées exploitables (Rapport DNPIA 2024).
Malgré ce potentiel, la consommation moyenne reste faible, environ 30 litres par habitant et par an, contre 80 à 90 litres dans les pays développés et 60 litres recommandés par la FAO. Le ministre de l’Élevage et de la Pêche a précisé que la production laitière dépend fortement des conditions climatiques et de la conduite des troupeaux. La collecte, la transformation, la conservation et la distribution du lait posent aujourd’hui encore de nombreux défis.
DÉpendance aux importations- Bien que le pays soit l’un des plus importants producteurs de bétail en Afrique de l’Ouest, plus de 20 milliards de Fcfa sont dépensés chaque année pour importer du lait et des produits laitiers. Face à cette dépendance, Youba Ba a indiqué que le Mali a adopté en 2008 une Stratégie nationale de valorisation du lait local. Celle-ci comprend la création de centres de collecte et l’organisation des bassins laitiers, dans une logique de modernisation.
Pour améliorer l’approvisionnement national, le ministre dira que des actions concrètes ont été engagées, à savoir la rénovation et l’équipement de 18 centres de collecte, la distribution de 500 unités laitières avec aliments pour bétail et petits équipements, et la construction de quatre centres stratégiques à Tienfala, Kassela, Ouéléssebougou et Katibougou dans la Région de Koulikoro. S’y ajoutent la mise en place de l’Interprofession de la filière lait et l’élaboration du cadre stratégique de développement de cette Interprofession.
Il a aussi rappelé la décision du Président de la Transition, le Général d’armée Assimi Goïta, d’allouer 10% de la production nationale de graines de coton aux éleveurs et producteurs de coton depuis la campagne agricole 2022. Pour 2024, cela représente 21.600 tonnes, dont 13.920,5 tonnes déjà enlevées, soit 64,4%. Pour le président de l’Apcam, le thème de cette édition reflète les défis majeurs du secteur dont le manque de financement, la production insuffisante en quantité et en qualité, la faible industrialisation, et les difficultés d’accès à l’aliment bétail.
Sanoussi Bouya Sylla a salué l’octroi de graines de coton, qui a permis de stabiliser les prix de la viande et d’entretenir les bœufs de labour pour un bon démarrage de l’hivernage. Il a plaidé pour porter ce quota à 20% et renforcer la culture fourragère, indispensable à l’autonomie alimentaire du bétail. La cérémonie a pris fin par la remise symbolique de lait au Service social des armées, à la pouponnière de Bamako et aux personnes en situation de handicap physique. À noter que les festivités se sont également tenues dans plusieurs régions du pays.
Makan SISSOKO
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