Depuis quelques années, la
Journée scientifique sur le paludisme initiée par le Programme national de
lutte contre le paludisme (PNLP) contribue beaucoup à la lutte contre ladite
maladie. Les travaux de cette année se sont tenus jeudi dernier, dans les
locaux de l’Institut national de santé publique (INSP) sous la présidence de la
directrice générale du PNLP, le lieutenant-colonel Aissata Koné. C’était en présence
du directeur du Centre de recherche et de formation sur le paludisme (MRTC), Pr
Abdoulaye Djimdé.
Cette journée s’inscrit dans
le cadre de la Semaine nationale de lutte contre le paludisme. Au cours des
travaux, les participants ont partagé les résultats des recherches menées sur
le paludisme. Ils ont également échangé autour de la méthodologie et des résultats
qui pourront aider le PNLP à l’atteinte de zéro palu. Les thèmes débattus ont
porté sur : «Mauvaise qualification
des cas de paludisme graves et effets des connaissances, attitudes et pratiques
des prestataires de santé sur le diagnostic et le traitement au Mali » ;
«Infection palustre pendant la saison sèche dans le district sanitaire de
Koulikoro : études de prévalence et facteurs de risques associés chez les
enfants de moins de 10 ans ».
Le directeur du MRTC a expliqué que
plusieurs innovations ont été présentées au cours de cette journée. Sur le plan de la prévention, a-t-il cité,
c’est l’ajout d’un nouveau vaccin qui a été recommandé par l’OMS en octobre
2021. « Notre gouvernement est en train de prendre des dispositions pour
le mettre à la disposition des enfants maliens en 2024 », a assuré le Pr
Abdoulaye Djimdé. Et d’indiquer qu’il y a également le vaccin « R21 »
qu’ils sont en train de tester dont les résultats, selon lui, sont très
prometteurs.
«Nous menons des travaux sur
de nouveaux médicaments qui ne sont pas basés sur les dérivés de l’artémisinine »,
a annoncé le chercheur. Sur le plan entomologique, a-t-il fait savoir, des
travaux sont en cours pour tester de nouveaux insecticides. Le directeur du
MRTC a affirmé que la recherche sur le paludisme au Mali se porte très bien en
termes d’innovations.
Par ailleurs, il s’est dit heureux de la prise en compte
par le PNLP des résultats de la recherche dans les décisions politiques en matière
de lutte contre le paludisme dans notre pays.
Pour sa part, la directrice générale du Programme a salué les exploits réalisés
par notre pays dans le domaine de la lutte contre le paludisme. Cela, a-t-elle
justifié, grâce à l’implémentation des stratégies efficaces inspirées par les résultats
de recherches engrangés sur le paludisme au prix d’énormes efforts consentis
par les structures de recherches qui régorgent d’éminents chercheurs.
Le
lieutenant-colonel Aissata Koné a souligné que la recherche est un élément
essentiel, car dira-t-elle, ses résultats permettent de guider la prise de décision.
«C’est ainsi qu’elle a été placée au cœur des interventions du nouveau plan
stratégique national de lutte contre le paludisme 2023-2027 en synergie avec
d’autres stratégies de lutte, toutes inspirées par l’innovation qui engrangent
des résultats sous l’impulsion et l’accompagnement sans faille des partenaires
techniques et financiers », a affirmé la patronne du PNLP avant d’ajouter
que la recherche sur le paludisme est un pilier solide et déterminant pour
vaincre ce fléau.
Le lieutenant-colonel Aissata Koné a remercié tous les partenaires techniques et financiers particulièrement l’ONG Muso pour leurs appuis à l’organisation de cette rencontre scientifique. Rappelons que le thème de la Journée mondiale du paludisme est : «Il est temps de parvenir à zéro cas de paludisme, innover, investir, mettre en œuvre».
Mohamed DIAWARA
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