La redynamisation du métier de tissage est une priorité des autorités
La cérémonie
était présidée par le ministre de l’Artisanat, de la Culture de l’Industrie
hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, en présence du président de la
commission d’organisation de l’événement, Cheick Oumar Sangaré. Cette édition
est parrainée par le président de Gina Dogon, Nouhoum Tapily, et la marraine
est Mme Keïta Marie.
Selon
le président de la commission d’organisation, le bogolan représente un pan de
l’histoire de l’être malien, il accompagne sa socialisation et le détermine,
mais contribue également à booster l’économie locale. «Le choix du thème vise à
encourager le gouvernement à travers le ministère de l’Industrie et du Commerce
dans l’initiative de labelliser le bogolan malien, avant qu’un autre pays ne le
fasse», a-t-il déclaré. Quand on est habillé avec les habits de chez soi, il
est bon de manger ce qui est de chez soi, c’est pourquoi désormais l’art
culinaire prend aussi une place importante dans la fête de Malifiniw, a ajouté
Cheick Oumar Sangaré.
Depuis
la 2è édition, la commission d’organisation consacre à une personnalité malienne champion du Malifiniw. Cette année,
ce titre a été attribué au président de la Fondation festival sur le Niger,
Mamou Daffé.
La
marraine expliquera que le textile à une empreinte identitaire, son utilisation
véhicule ainsi un message d’appropriation. «Que ce soit en déco ou dans la
mode, le bogolan n’a cessé de se vulgariser ces dernières années, grâce aux
nombreux créateurs africains qui ont contribué à l’introduire dans
l’habillement et a su trouver sa place dans les grandes scènes du monde», a
rappelé Mme Keïta Marie. Et d’inviter à la collaboration pour créer un cadre de
promotion du made in Mali et sensibiliser sur les enjeux économiques du
consommer local.
Pour
sa part, le ministre en charge de la Culture a affirmé que les Journées
textiles figurent en bonne place dans notre agenda culturel et s’imposent au
fil des éditions comme l’un des rendez-vous annuels les plus importants du
pays. «Cette 4è édition est un symbole identitaire fort qui magnifie le
savoir-vivre et le savoir-être des Maliens à travers les coutumes et les modes
vestimentaires de nos différentes communautés ethniques.
La
volonté du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, à encourager le
port de l’artisanat textile s’est traduite par la réouverture de la Comatex et
l’engagement des autorités à mettre en place des usines de filature», a indiqué
Andogoly Guindo. Et de dire que les ateliers de formation et la politique du
port des tenues de l’artisanat textile sont autant de signes encourageants et
un espoir pour les artisans. Il a également souligné que les convoitises autour
du bogolan nécessitaient sa protection.
C’est
pourquoi, a dit le ministre Guindo, les différents services et les acteurs à
travers le ministère de l’Industrie et du Commerce et le département en charge
de l’Artisanat, ont entrepris le processus de sa labélisation qui permettra de
garantir le produit contre la contrefaçon, l’insertion et l’utilisation du
produit à travers les différentes normes de qualité.
Le
Mali dispose d’un patrimoine textile exceptionnel dont la conservation et la
valorisation peuvent constituer des atouts essentiels dans la lutte contre la
pauvreté, a affirmé le ministre. Il a rassuré les artisans que les autorités
restent sensibles à leurs préoccupations et travaillent inlassablement à
ajouter une plus-value au coton malien. Ceci par la redynamisation du métier de
tissage, au regard de l’importante place qu’occupe notre pays dans la
production du coton.
Nahawa SANGARÉ
Rédaction Lessor
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