Le Président directeur général (PDG), Badara Aliou Traoré
Étaient soumis à l’appréciation des administrateurs le procès-verbal de la 53è session ordinaire, le point d’exécution des recommandations de cette session, les rapports des états financiers et de gestion 2023 ainsi que le rapport du commissaire aux comptes au titre de l’exercice 2023
Dans son allocution d’ouverture, le PDG a mis en exergue le bilan de la campagne 2023-2024. En effet, la campagne 2023-2024 en zone Office du Niger s’est déroulée dans une relative accalmie sécuritaire grâce aux efforts déployés par les autorités.
La superficie totale emblavée en riziculture a été de 129.994 ha sur une prévision de 144.086 ha, soit un taux de réalisation de 90,21%. La production obtenue a été de 750.421 tonnes de riz paddy sur une prévision de 905.410 tonnes, soit un taux de réalisation de 82,88%. Le rendement moyen obtenu, de 5,92 t/ha, est quasiment identique à celui de la campagne précédente qui était de 5,86 t/ha. En maraîchage, sur une prévision de 423.587 tonnes, la production obtenue, toutes spéculations confondues, a été de 355.245 tonnes (pour une superficie mise en valeur de 15.522 ha), soit un taux de réalisation de 83,86%.
En diversification des cultures, sur une prévision de 117.630 tonnes, la production obtenue, toutes spéculations confondues, a été de 50.144 tonnes (sur une superficie cultivée de 3.428 ha), soit un taux de réalisation de 42,62%. Selon Badara Aliou Traoré, ces résultats, en deçà des prévisions de mise en valeur et de production, s’expliquent par un certain nombre de facteurs qui ont sérieusement entravé le bon déroulement de la saison d’hivernage 2023.
D’abord, par la persistance de poches d’insécurité qui ont empêché la mise en valeur de certaines parcelles, voire de casiers entiers, dans les zones de M’Béwani, Molodo, N’Débougou, Kouroumari et Kolongo. Ensuite, par la fertilisation des parcelles qui ont souffert de la faiblesse et de la mise à disposition tardive des engrais subventionnés ainsi que du faible niveau d’approvisionnement des marchés en engrais et leurs prix élevés. À ces difficultés, s’ajoutent l’insuffisance de la main d’œuvre et des équipements agricoles et le faible niveau d’entretien des réseaux hydrauliques dû à l’insuffisance de la dotation budgétaire de l’État et aux retards accusés dans le paiement des mandats.Abordant la situation financière, le patron de l’Office a relevé que sur une inscription budgétaire de 5,500 milliards de Fcfa pour le financement du Contrat-Plan 2019/2023, le montant total mandaté, à la date du 31 décembre 2023, a été de 3,906 milliards de Fcfa, soit un taux de mobilisation de 71,03%.
À cette même date, les paiements effectués ont été de 2,200 milliards de Fcfa, soit un taux de 40% par rapport au besoin et 56,32% par rapport au mandatement.En ce qui concerne la redevance-eau de la campagne 2022/2023 qui a financé les activités de 2023/2024, le 31 mars 2023, il précisera que le montant recouvré a été de plus de 4,388 milliards de Fcfa sur un montant à recouvrer de 6,743 milliards de Fcfa, soit un taux de recouvrement de 65,07%. À la date du 31 décembre 2023, le montant recouvré a été de 6,187 milliards de Fcfa, soit un taux de recouvrement de 91,76% et un montant non recouvré de plus de 555 millions de Fcfa.
Pour résorber le déficit enregistré sur le budget de l’exercice 2023, Badara Aliou Traoré a fait savoir que d’énormes efforts ont dû être consentis en termes de réduction des dépenses de fonctionnement, de report, voire d’annulation de certains travaux de maintenance des réseaux hydrauliques. Il a salué les énormes efforts consentis par les autorités de la Transition pour accompagner l’Office du Niger malgré les défis majeurs. Il a également remercié les partenaires techniques et financiers, notamment la Coopération néerlandaise, le Programme alimentaire mondial (Pam) et la Coopération allemande.
Aminata Dindi SISSOKO / AMAP - Ségou
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