Cette session vise une bonne appropriation de la stratégie et son plan d’action par les participants
La rencontre a enregistré la présence du représentant du ministère en charge de la Refondation de l’État, Dr Aboubacar Konaté, du 1er vice-président du Conseil régional de Ségou, Yaya Bamba et de nombreux participants. La lutte contre la corruption et la délinquance financière est devenue une réalité grâce à l’engagement des autorités de la Transition, accompagnées en cela par les Organisations de la société civile (OSC), le secteur privé ainsi que la population.
Dans le but d’éradiquer ce fléau, il est apparu utile d’élaborer une stratégie nationale, assortie d’un plan d’actions quinquennal, conformément au Plan d’actions du gouvernement, dont l’axe 4 est dédié à la promotion de la bonne gouvernance et à l’adoption d’un Pacte de stabilité sociale. C’est dans ce cadre que le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la Transition, a approuvé, le 21 septembre 2023, la Stratégie nationale de lutte contre la corruption et son plan d'actions 2023-2027.
En vue d’afficher davantage la volonté des autorités d’endiguer le phénomène, le dispositif institutionnel de coordination et de suivi-évaluation a été institué suivant le décret n°2025-0324/PM-RM du 7 mai 2025. Afin de réussir la mise en œuvre de cet important instrument juridique, le ministère en charge de la Refondation de l’État a initié une série de sessions de partage et d’appropriation à l’intention de ceux-là mêmes qui sont chargés de son application, en l’occurrence les cadres de l’Administration publique, les OSC, le secteur privé, les autorités coutumières et les représentants des confessions religieuses.
Cette session intervient après celle de Bougouni et de Koulikoro et vise une bonne appropriation de la stratégie concernée et son plan d’action par les participants. Le représentant du gouverneur a souligné que le processus engagé pour la refondation de l’État est irréversible. «Un des piliers de cette refondation est assurément la lutte contre la délinquance financière sous toutes ses formes, soutenue par la culture d’une conscience citoyenne face aux biens publics», a-t-il dit. Il a aussi salué l’accompagnement des Partenaires techniques et financiers, notamment le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD).
Quant à Yaya Bamba, il a souligné que la corruption est un phénomène complexe aux causes multiples, entraînant des conséquences graves sur le développement économique et social. Elle entrave la croissance économique en dissuadant les investissements, en augmentant les coûts des affaires et en détournant les ressources publiques. Il a réitéré le soutien des autorités régionales à cette initiative, avant d’inviter tous les acteurs au développement à une synergie en vue de lutter efficacement contre ce fléau qui gangrène notre société.
Au cours de la session, Dr Aboubacar Konaté a présenté la vision de la SNLCC fondée sur quatre axes stratégiques, à savoir : gouvernance et réformes, prévention des faits de corruption, répression et réparation, et communication. Il a précisé que ses axes ont été déclinés en 4 objectifs spécifiques, 17 objectifs opérationnels, 36 résultats et 82 actions. Il s’est notamment appesanti sur quelques causes de corruption, le cadre institutionnel de pilotage de la SNLCC et le schéma de financement.
Djeneba MARIKO
Amap-Ségou
Rédaction Lessor
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.