Cet exercice appelle les citoyens à prendre conscience des conséquences néfastes de la corruption
Dans le cadre de la
célébration de la Semaine nationale de lutte contre la corruption, l’Office
central de lutte contre l’enrichissement illicite (Oclei), en collaboration
avec le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), a initié un atelier de
sensibilisation sur «l’importance de la protection des données à caractère
personnel en lien avec la déclaration de biens».
La cérémonie d’ouverture
des travaux a été présidée, vendredi dernier dans un hôtel de la place, par le
représentant du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, Oumar Traoré.
C’était en présence du représentant du président de l’Oclei, Seydina Oumar
Diarra, et de la représentante du Projet d’appui à la lutte contre la
corruption pour et par l'égalité des genres au Mali (Luceg), Nah Fily Niang.
Le représentant du ministre
chargé de la Justice a mis l’accent sur l’importance de la déclaration des
biens, une «mesure qui participe à la prévention de la corruption et de
l’enrichissement illicite». Elle contribue, en effet, à dissuader les décideurs
à commettre des infractions et à renforcer les règles déontologiques.
Elle est, selon Oumar
Traoré, un instrument efficace pour détecter et prévenir les pratiques
corruptives, de bien protéger les responsables publics en leur permettant de
justifier l’origine de leur patrimoine. En outre, elle renforce la transparence
et accroît la confiance des citoyens envers leurs dirigeants. Il ajoutera que
l’utilisation des données à caractère personnel obéit à des exigences strictes,
dont la transgression expose l’auteur à des sanctions administratives, voire
des poursuites pénales.
Le représentant du
président de l’Oclei a rappelé que face à la corruption, le Mali a adopté une
Stratégie nationale de lutte contre la corruption, suite aux recommandations
des Assises nationales de la Refondation de l’État. Cette initiative appelle
les citoyens à prendre conscience des conséquences néfastes de la corruption et
à s’engager à la rejeter sous toutes ses formes. Seydina Oumar Diarra a indiqué
qu’à ce jour, environ 96% des déclarations de biens soumises à la Cour suprême
ont été traitées, soit 1.795 sur un total de 1.873.
Cependant, une baisse
préoccupante a été observée en 2023, avec une chute de plus de 90% des dépôts,
ne comptabilisant que 60 déclarations enregistrées. «Parmi les 151 services
centraux dont les cadres sont tenus à la déclaration de biens, seuls 7 ont
respecté cette obligation légale», a-t-il précisé.
Pour sa part, la
représentante de Luceg a souligné que la construction d’une Nation transparente
et juste nécessite la participation active, l’implication et l’engagement de
chacun dans la lutte contre la corruption. Nah Fily Niang a soutenu que
l’information et la sensibilisation jouent un rôle clé en permettant de mieux
comprendre les différentes formes et conséquences de la corruption. «Ces
éléments incitent aussi à œuvrer pour un État basé sur l’éthique et
l’intégrité, dans le but de garantir le bien-être de tous», a-t-elle déclaré.
Aïchata SISSOKO
Rédaction Lessor
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.