#Mali : Assemblée générale de la FAAPA : L’information, un enjeu dans la conquête de la souveraineté

De nombreux journalistes et analystes s’accordent à reconnaître la nécessité d’évoluer dans le discours médiatique. Certains estiment que l’Afrique, avec sa diversité et sa richesse, doit se positionner au cœur de la narration de son propre destin

Publié mardi 23 janvier 2024 à 08:16
#Mali : Assemblée générale de la FAAPA : L’information, un enjeu dans la conquête de la souveraineté

L’événement réunit des directeurs généraux d’Agences de presse africaines, experts des médias et d’autre personnalités

 

 

«Se réunir est un début, rester ensemble est un progrès, travailler ensemble est la réussite», dit un adage. La Fédération atlantique des agences de presse africaines (FAAPA) qui entend incarner cet adage lors de sa 7è assemblée générale qui se tient, depuis hier, à Rabat/Sale (Maroc) sous le thème : «L’information africaine : un enjeu de souveraineté majeur». Cet événement d’envergure qui prend fin aujourd’hui, réunit des directeurs généraux d’Agences de presse africaines, experts des médias et des personnalités éminentes de la région atlantique africaine dans la perspective d’explorer les moyens de renforcer la souveraineté africaine à travers l’information et les initiatives dynamiques.

«Les Agences de presse sont appelées à jouer un rôle central dans la reconquête de la souveraineté qui se doit d’être marquée par une réelle évolution du discours médiatique. Il doit se distinguer par une réappropriation du récit national de manière individuelle et celle du récit collectif au niveau continental», a introduit le directeur général de la l’Agence maghreb arabe presse (MAP) et président de la FAAPA. Pour la première vice-présidente de la FAAPA et directrice centrale de l’Agence ivoirienne de presse (AIP), Oumou Barry Sana, cette assemblée revêt une importance particulière, car elle offre une opportunité rare de réfléchir collectivement à la manière dont l’information peut être un instrument puissant pour renforcer la souveraineté de nos nations. Elle ajoutera : «l’Afrique, avec sa diversité et sa richesse, doit se positionner au cœur de la narration de son propre destin.

C’est dans cet esprit que nous avons choisi d’axer nos discussions sur la promotion de la coopération informationnelle et la préservation de la souveraineté médiatique des pays de notre continent le long de la façade atlantique». Quand à la deuxième vice-présidente de la FAAPA, Olga Rachelle Mangouandza, « l’information est un grand facteur de développement. à ce titre, elle doit être traitée et diffusée selon des normes professionnelles».

C’est pourquoi, pour lutter ou contrer les fake news ou fausses informations distillées par les réseaux sociaux ou plus encore par certains médias occidentaux, elle invite les dirigeants africains à faire confiance à la presse nationale (radio, télévision, agences de presse, presse écrite et presse en ligne) en la dotant de moyens conséquents pouvant lui permettre de s’arrimer aux Nouvelles technologies de l’information et de la communication. «Une information libre, transparente, équilibrée, fiable, vérifiable et diffusée en toute indépendance par des professionnels bien formés, et ce en temps réel, permettra à l’Afrique de concurrencer les médias internationaux», soutient clairement Olga Rachelle Mangouandza.

Une information africaine livrée par les Africains eux-mêmes permettra au continent d’être à l’abri de la cyber criminalité, de protéger les institutions et les populations. La sécurité d’un pays dépend aussi d’une bonne information. Et de conclure : «les bonnes informations favorisent des investissements dans un pays». La cérémonie d’ouverture de la 7e assemblée générale a été l’occasion de tenir un panel afin d’approfondir la réflexion sur le thème : «Souveraineté africaine en action : perspectives sur l’Information et l’initiative pour la façade atlantique». La façade atlantique de l’Afrique réunit dans un espace géopolitique en construction les principaux atouts et défis du continent africain.


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Grand prix de la FAAPA : Les récompenses seront remises aujourd’hui

 

Pour encourager l’excellence et l’innovation au sein des Agences africaines de presse, la FAAPA a institué un concours dont les lauréats pour l’édition 2023  sont désormais connus à l’issue de l’évaluation notifiée au secrétariat général de la FAAPA par les membres du jury. Ceux-ci ont procédé à l’examen et à la sélection des productions présentées à ce concours. Ainsi, les lauréats qui recevront leurs récompenses aujourd’hui sont votre serviteur l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap) qui a eu le grand prix de meilleur article de presse pour sa production intitulée : “Consommation de viande : La charogne dans nos assiettes”.


Le lauréat du meilleur reportage vidéo est le journaliste producteur de médias, Kamongnin Sylla, de l’Agence ivoirienne de presse (AIP) pour son reportage télévisé sur les enfants atteints d’hydrocéphalie. Enfin, le grand prix de la meilleure photo a été attribué au reporter-photographe, Blaise Irenge, de l’Agence congolaise de presse (ACP). La légende de la photo primée indique que des enfants rescapés des inondations meurtrières ayant causé plus de 500 morts et plus de 5.000 disparus à Kalehe dans la province du Sud-Kivu,  portent du bois ramassé dans les décombres des maisons détruites pour la cuisine.

Le Conseil exécutif de la FAAPA, qui est présidé par le directeur général de l’Agence marocaine de presse (Map), M. Fouad Arif, est composé des directeurs généraux de l’AIP, de l’Agence congolaise de presse (ACP), de l’Agence de presse sénégalaise (APS),  de l’Agence de presse du Nigéria (NAN), de l’Agence de presse du Libéria (LINA), de l’Agence capverdienne de presse (INFORPRESS),  de l’Agence de presse du Ghana (GNA), de l’Agence gabonaise de presse (AGP), de l’Agence guinéenne de presse (AGP), ainsi que du secrétaire général de cette fédération panafricaine.

Le grand prix de la FAAPA a été lancé en 2016 à l’occasion de la 2è assemblée générale de cette fédération africaine. Ce concours vise à récompenser l’excellence au sein des agences de presse africaines  et à rendre hommage aux compétences médiatiques africaines.


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Vie associative : L’Initiative pour le pardon et la réconciliation nationale au Mali portée sur les fonts baptismaux

 

 

L’Initiative pour le pardon et la réconciliation nationale au Mali (IPRM) est une organisation composée d’hommes et de femmes soucieux de l’avenir du pays. Elle fait une place de premier choix au retour de la paix, de la sécurité et de la réconciliation au Mali. Son lancement officiel a eu lieu, mercredi dernier dans son Quartier général (QG) sis à Titibougou. C’était à la faveur d’un point de presse, animé par le porte-porte de l’IPRM, Ibrahim Diarra, qui avait à ses côtés le coordinateur général du Mouvement, Ismaïla Coulibaly.

À l’ouverture des travaux, une minute de silence a été observée à la mémoire des victimes civiles et militaires, nationales et étrangères. Rappelant ainsi la grave et douloureuse crise multidimensionnelle que traverse notre pays depuis des années, qui a causé la mort de milliers de nos concitoyens. L’IPRM salue, félicite et encourage les Forces armées maliennes (FAMa) et les autorités pour la reprise de la Région de Kidal. Pour le porte-parole de l’organisation, c’est un effort qui s’inscrit dans le cadre de la reconquête de l’intégrité du territoire national. Actualité oblige, Ibrahim Diarra n’a pas manqué de féliciter les Aigles du Mali pour leur éclatante victoire face à l’Afrique du Sud à la Coupe d’Afrique des nations qui se joue actuellement en Côte d’Ivoire.

Selon le porte-parole de l’Initiative, la longue période caractérisée par le terrorisme, le clivage et l’incompréhension doit être révolue, car ces crises n’ont jamais apporté de résultats positifs dans le développement du Mali. «Elles n’ont apporté que  deuil,  désolation et désarroi dans nos familles, ébranlé les fondements de notre Nation et paralysé l’économie nationale», a-t-il déploré. Au regard de cette situation, Ibrahim Diarra dira que l’IPRM estime que l’unique voie qui nous reste est celle de la réconciliation nationale, du pardon et de la paix. Pour lui, la réconciliation et le pardon sont des concepts puissants qui jouent un rôle essentiel dans la construction de relations saines et durables.

Avant d’expliquer que la réconciliation ne signifie pas oublier ou minimiser les souffrances passées. Mais plutôt reconnaître les torts commis, exprimer ses sentiments et travailler ensemble à reconstruire une relation basée sur la compréhension mutuelle et le respect. «La paix n’a pas de prix, elle a un coût. Aucun sacrifice n’est de trop pour la stabilité du pays», a fait remarquer Ibrahim Diarra. Pour lui, il est temps que tous les fils du Mali commencent à se regarder comme des frères et sœurs et non comme des ennemis. Cela pour dire qu’il n’y ait plus de «Fasso den diougou» et «Fasso den niouma», mais que tous les enfants du pays soient appelés  «Mali den».  


Envoyé spécial

Oumar SANKARE

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