À
l’instar des autres pays du continent, le Mali célèbre chaque 25 mai, la fête de
l’indépendance de l’Afrique depuis 1963, consacrée au combat pour l’intégration
des communautés africaines mais aussi à la mobilisation pour l’émergence du
continent. À cette occasion, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maïga a, au
nom du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta, présidé samedi
dernier, la cérémonie de montée des couleurs à la Tour de l’Afrique.
C’est
sous l’intonation de l’hymnes national et celui de l’Union africaine (UA) que
le chef du gouvernement a donné le clap de la montée des couleurs en présence
des autorités administratives, politiques et coutumières de Bamako. C’était
également en présence de plusieurs membres du gouvernement dont le ministre des
Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, Mossa Ag Attaher,
du corps diplomatique accrédité et bien d’autres personnalités.
Dans
une interview accordée à la presse, le Premier ministre a indiqué que le 25 mai
est une date importante ancrée dans l’ADN et le sang de l’ensemble du peuple
malien. Dr Choguel Kokalla Maïga a rappelé que le Mali, est fondateur de
l’Organisation de l’unité africaine (OUA), créée en 1963, et aussi de l’Union
africaine (UA), qui a vu le jour en 2002 à Durban en Afrique du Sud. C’est
pourquoi, dira le Premier ministre, de l’indépendance de notre pays à
aujourd’hui quels que soit les régimes politiques, il est toujours inscrit en
lettres d’or dans notre Constitution que le Mali est prêt à abandonner «tout ou
partie de sa souveraineté au nom de la construction de l’unité africaine».
Occasion
pour Dr Choguel Kokalla Maïga de souligner qu’aujourd’hui, le Mali fait partie
de toutes les organisations qui ont vocation à unir les Africains pour en faire
un grand ensemble géopolitique qui peut peser dans le monde. À ce titre, il a
fait savoir que la présence massive et remarquable des différentes communautés
africaines à cette célébration est la preuve tangible que les peuples sont en
réalité en avance sur les hommes politiques. Selon lui, l’Alliance des États du
Sahel (AES) qui vient de naître et dont les représentants étaient massivement
représentés et entourés par les autres pays, montre aussi que les peuples ont
déjà fait leur AES. «Mais ce sont les gouvernements qui sont en train de
réfléchir, hésiter souvent sous des influences étrangères», a-t-il déclaré. À
ce propos, le Premier ministre a vivement salué les communautés africaines
avant de les inviter à poursuivre leur travail de mobilisation et de
sensibilisation des différents gouvernements.
D’autre
part, le locataire de la Primature a rappelé que l’édition de 2024 est couplée
à la commémoration de la mémoire de l’ancien ministre Adama Samassékou à
travers l’organisation d’une «Journée panafricaine d’hommage» à l’illustre
disparu. Cet événement historique est initié par le Mouvement fédéraliste
panafricain (MFPA) dont feu le ministre Samassékou était le président. En cette
circonstance, le chef du gouvernement a salué la mémoire d’un grand homme de
culture et de savoir du Mali, qui a consacré une grande partie de sa vie à la
bataille pour la construction d’un grand ensemble africain.
À ce titre, il a
salué et remercié les nombreux panafricains et camarades de lutte du disparu
qui ont quitté les quatre coins du monde pour venir rendre hommage à un digne
fils du Mali. Une présence que le chef du gouvernement a appréciée à sa juste
valeur, avant de les encourager à poursuivre le combat pour l’unité africaine.
Parmi
les nombreux invités à cette journée d’hommage à Adama Samassékou, l’on notait
la présence du grand panafricain sénégalais Diomaye Faye, l’oncle de l’actuel
président sénégalais, Bassirou Diomaye Faye. Cet ancien collaborateur de
l’illustre disparu a effectué le déplacement des États-Unis d’Amérique pour
rendre hommage à notre regretté compatriote. La
cérémonie a été marquée par le tour d’honneur du chef du gouvernement aux
nombreux représentants des communautés africaines vivant dans notre pays.
Aussi, l’événement consacrai-t-il le lancement par le gouvernement à travers le
ministère des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration africaine, de
la Semaine nationale de l’intégration africaine qui se tient du 25 au 31 mai
2024 à Bamako.
Aboubacar TRAORE
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