La
Journée internationale des droits de l’enfant a été célébrée hier lundi 20
novembre par la communauté internationale sous le thème : «Pour chaque
enfant, tous ses droits». Au Mali, l’évènement s’est déroulé au Centre
international de conférences de Bamako (CICB) sous le thème national :
«Protection des droits de l’enfant en période de crise». La cérémonie
officielle a été présidée par le Premier ministre Choguel Kokalla Maïga.
C’était en présence des ministres de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et
de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga, de la ministre de la Santé et du
Développement social, le colonel Assa Badiallo Touré et celui de la Justice et
des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué. On notait
également la présence du président du Parlement des enfants, Ibrahim Ag
Mohamed, du représentant du Fonds des Nations unies pour l’enfance (Unicef) au
Mali, Pierre Game.
L’objectif
de cette Journée est de célébrer les enfants, magnifier les efforts de tous les
acteurs qui contribuent à la promotion de leurs droits. Elle vise également à
partager les défis de protection des enfants en ces temps de crise.
Dans son
intervention, la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la
Famille a rappelé que notre pays connaît depuis 2012 une crise qui a largement
impacté les droits des enfants à travers des atteintes graves, les exposant
ainsi à un avenir incertain. C’est pour cela que Mme Coulibaly Mariam Maïga a
appelé à une synergie d’actions de tous les acteurs afin de renforcer le
système de protection de la cible enfant. Elle a remercié l’Unicef pour les
efforts multiformes qui contribuent aussi à la protection et à la promotion des
droits de l’enfant. La ministre Maïga a également réitéré la ferme volonté de
son département de faire des questions relatives au droit de l’enfant une
priorité au cœur de ses actions.
Ibrahim
Ag Mohamed, président du Parlement des enfants, a indiqué que cette Journée
vise à sensibiliser le public sur les droits des enfants. Et surtout de
promouvoir et de mettre en lumière leurs droits partout dans le monde. Il a
révélé quelques statistiques sur des problèmes auxquels les mômes sont
confrontés dans notre pays. D’après lui, l’an dernier, plus de 584 filles ont
été mariées avant l’âge de 18 ans au Mali, 8.997 enfants n’ont pas été
enregistrés à la naissance. Le taux de la malnutrition est de 38% et plus de
1.700 écoles sont fermées au Mali. Il a ainsi demandé au chef du gouvernement
d’apporter des réponses à ces difficultés pour permettre aux enfants d’avoir un
avenir meilleur dans le futur.
En
réponse, le Premier ministre s’est engagé à transmettre le message du président
du Parlement des enfants au président de la Transition, le colonel Asimi Goïta.
Dr Choguel Kokalla Maïga notera que la célébration de cette journée est d’une
importance capitale pour les autorités de la Transition. Le chef du
gouvernement a remercié la ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et
de la Famille et tous les partenaires pour leur travail accompli dans le cadre
de la promotion des droits de l’enfant et son encadrement citoyen face à ses
devoirs envers les parents, la famille, l’État et la société. «Quand on parle
des droits de l’enfant, il faut mettre en lumière les devoirs qu’ils ont à
faire», a insisté le Premier ministre, ajoutant que cet aspect a été pris en
compte dans le cadre de la refondation du Mali.
À
l’occasion de la célébration de cette Journée, l’Unicef avait lancé un concours
depuis fin octobre 2023. Cette compétition a donné l’occasion aux enfants de
s’exprimer et de donner leurs opinions sur les questions les concernant à
travers des expressions artistiques comme le slam, le dessin et la poésie. Une
cérémonie de restitution des résultats
de ce concours a eu lieu à la Cité des enfants à la veille du 20 novembre
couplée à un carnaval de jeux «kermesse». Cette activité était un espace de
participation et d’échanges entre enfants et acteurs administratifs, politiques
et sociaux à l’effet d’une meilleure protection des enfants. Il faut signaler
que 66 enfants dont 30 filles ont postulé au concours, sur lesquels 10 œuvres
ont été primées.
Djénèba KASSOGUÉ
Rédaction Lessor
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.