Les officiels et les responsables des organisations professionnelles après la rencontre
Transformer chaque potentialité en opportunité
pour le développement économique de notre pays, c’est l’ambition des autorités
de la Transition à travers l’élaboration de la «Vision Mali Kura gnetaasira ka
ben san 2063 ma». Initiée à la faveur des Assises nationales de la refondation
(ANR), la Vision est étalée sur une période de 40 ans et devrait porter le taux
de croissance du Mali à 10% à l’horizon 2063.
Pour sa mise en œuvre, cette
vision est assortie d’une Stratégie nationale pour l’émergence et le développement
durable sur la période 2024-2033. L’exécution de cette première phase va nécessiter
plus de 6.000 milliards de Fcfa par an. Le gouvernement, dans le souci de préserver
la souveraineté de notre pays, entend faire en sorte que les ressources
nationales puissent garantir au maximum la prise en charge de ce vaste
chantier.
Ces explications ont été données hier par le
ministre de l’Économie et des Finances, Alousséni Sanou, lors de la rencontre
qu’il a tenue avec les représentants des principales faîtières du secteur privé.
Objectif de cette concertation : associer les acteurs économiques à la définition
et la mise en œuvre des grands axes stratégiques définis dans la Vision Mali
2063.
Le document qui s’inspire des programmes antérieurs
comme le Cadre stratégique pour la relance économique et le développement
durable (Credd) et la Vision Mali 2025, s’articule autour de 11 grands projets
structurants. Ils concernent en premier la restauration de la sécurité sur
l’ensemble du territoire, la nourriture des Maliens à travers un vaste
programme d’aménagement de plus d’un million d’hectares ou encore la mise en
place des agropoles.
Le secteur de l’énergie, la valorisation du capital
humain, la création d’unités industrielles notamment dans le secteur extractif,
l’innovation technologique, la création d’emplois, l’amélioration du cadre de
vie des Maliens sont «autant de chantiers à implémenter». Alousséni Sanou a
invité les acteurs du secteur privé à s’engager aux cotés du gouvernement pour
donner aux Maliens la vie qu’ils méritent.
Les échanges avec le secteur privé ont permis un
diagnostic des axes prioritaires de la Vision, en mettant en exergue le rôle du
secteur privé dans la transformation de notre économie. Le président du Conseil
national du patronat du Mali (CNPM) a, au nom de l’ensemble des organisations
professionnelles, présenté de pertinentes propositions pour assurer une
meilleure synergie entre politiques publiques et initiatives privées. «Nous,
nous retrouvons parfaitement dans ce document et sommes totalement engagés à
accompagner l’État dans sa mise en œuvre», a déclaré Mossadek Bally.
L’homme d’affaires a tout de même envoyé des messages d’alerte sur les difficultés que rencontre très souvent le secteur privé dans la mise en œuvre des politiques publiques. Il a souhaité, à cet égard, que le document soit plus explicite sur la place du secteur privé dans la mise en œuvre de cette vision. Cela passe, à en croire le patron des patrons maliens, par la stratégie de mobilisation des ressources en combinant l’emploie de ressources internes et investissements privés. Il a également insisté sur la discipline budgétaire dans le cadre des financements sur fonds propres et appelé à une fiscalité élargie et profitable aux entreprises nationales.
Lougaye ALMOULOUD
Rédaction Lessor
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.