Tels étaient entre autres slogans scandés par la foule de manifestants venus répondre à la l'appel au « rassemblement patriotique pour libération du Mali » organisé ce vendredi 1er avril 2022, par le Collectif pour la défense des militaires (CDM), à la place légendaire du monument de l'indépendance.
Le rassemblement qui a mobilisé plusieurs centaines de personnes de tous les âges, a vu la participation de nombreuses Associations, syndicats et regroupements de la société civile partageant les mêmes idées que le CDM. Il s’agit entre autre du Mouvement du 5 Juin rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), de « Yèrèwolo Debout sur les remparts », de l’Association « Anw Bôkôlo Ni Dembé », etc.
Dans un brouhaha presqu’assourdissant de vuvuzelas, des manifestants brandissaient le drapeau de la Russie en compagnie des couleurs nationales du Mali, en scandant des propos hostiles à la Cedeao, la France et à la Minusma.
Au pupitre, les représentants des différents mouvements se sont succédé à tour de rôle, pour fustiger l'ingérence de la France, la Cedeao et l’Uemoa dans les affaires intérieures du Mali. Avant de protester avec véhémence contre les sanctions illégales et injustes de ces organisations régionales contre notre pays. Au cours de la rencontre les organisateurs ont adressé une lettre ouverte au président de la Transition dont le contenu a été livré sur place par Mahamad Oumar Dembélé. Dans cette déclaration, le Collectif sous certaines doléances au chef de l’État, colonel Assimi Goïta au nombre desquelles figurent « l’arrêt immédiat » des missions de la Cedeao dans notre pays, le « retrait pur et simple du Mali de la Cedeao ».
D’autres revendications contenues dans la lettre ouverte portent la création de la monnaie nationale symbole de souveraineté, la « fermeture puis la nationalisation de toutes les entreprises et sociétés françaises au Mali ».
En outre, la fureur des organisateurs de la mobilisation ne s’arrêtera en ci-bon chemin. Ils entendent s’interposer au renouvellement du mandat de la Minusma et appellent les autorités de la Transition à une « révision intelligente » de l’Accord d’Alger. Ainsi, tout en réaffirmant leur soutien indéfectible aux recommandations des Assises nationales de la Refondation, les responsables du CDM proposent « une durée plafond de cinq ans », pour la prorogation de Transition.
À la fin du rassemblement, une commission dirigée par le représentant du M5-RFP, Jeamille Bittar a été désignée pour aller remettre la lettre au Premier ministre Choguel Kokalla Maïga à la Primature.
Aboubacar TRAORE
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