La clôture des travaux de la session politique
de la revue conjointe de la performance du portefeuille des programmes et
projets financés par la Banque mondiale au Mali a été présidée hier dans un hôtel
de Bmako par le ministre de l’économie et des Finances, Alousséni Sanou. C’était
en présence de la directrice des opérations de la Banque mondiale pour le Mali,
Clara de Souza, du président du Conseil national du patronat du Mali (CNPM),
Mossadeck Bally, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et autres
personnalités.
Cette session politique fait suite à deux
jours de travaux de la session technique, durant lesquels les participants ont
examiné le portefeuille des programmes et projets financés par la Banque
mondiale au Mali afin d’en améliorer la performance, dans le but d’obtenir de
meilleurs résultats en matière de réduction de la pauvreté. Ils ont ainsi pris
connaissance de l’état et de la performance du portefeuille, discuté des problèmes
transversaux qui l’affectent, examiné les facteurs qui alourdissent les procédures
de décaissement et esquissé des solutions possibles aux différents défis
rencontrés.
À l’issue des discussions, il est apparu que
le portefeuille de la Banque mondiale a été performant pour l’année fiscale
2023, avec un taux de décaissement de 36,7%, représentant plus de 200 milliards
de Fcfa décaissés. Selon la directrice des opérations de la Banque mondiale
pour le Mali, ce montant a permis de fournir de l’électricité à plus de 300.000
personnes en milieu rural et de réaliser plus de 1.000 kilomètres de pistes
rurales. «Ces ressources ont contribué à tripler l’utilisation des services de
santé dans les zones couvertes», a révélé Clara de Souza. À cet égard, elle a félicité
les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des projets et remercié les autorités maliennes pour leur
soutien et l’excellent partenariat à l’origine de cette belle performance.
Toutefois, Clara de Souza a souligné que les débats
lors de la session technique ont également fait ressortir le besoin d’une
action soutenue de toutes les parties prenantes afin de réaliser les objectifs
de développement des projets et assurer la durabilité des résultats enregistrés.
En outre, elle a indiqué qu’il ressort de la mise en œuvre du plan d’actions
issu de l’édition 2021 que 41,16% des actions convenues ont été totalement réalisées.
Quant au ministre de l’économie et des
Finances, il a, au nom des plus hautes autorités, remercié la Banque mondiale
pour avoir conduit conjointement avec la partie malienne. Alousséni Sanou a
confié que les contraintes majeures identifiées et relevées lors des travaux de
la session technique sont d’ordre institutionnel, sécuritaire et/ou opérationnel.
Il a noté que les problèmes évoqués ont connu un début de résolution. Pour
lui, la mise en œuvre effective des
recommandations issues de la présente revue nous permettra de les résoudre définitivement
et d’améliorer significativement la performance du portefeuille actif. À
l’actif de toutes les parties prenantes, le ministre Sanou s’est dit satisfait
de la bonne performance réalisée dans la mise en œuvre des projets/programmes
du portefeuille au titre de l’année
fiscale précédente (juillet 2022 à juin 2023).
Malgré tout, dira le ministre en charge des Finances, des facteurs d’ordre exogène ont suffisamment perturbé le niveau des décaissements au cours des six premiers mois de ladite année, notamment les sanctions financières et économiques imposées au Mali par la Cedeao et l’Uemoa. «Le Mali a, en effet, atteint un taux de décaissement exceptionnel de 36.9% le plaçant en tête de peloton, loin devant les autres pays de la zone Afrique de l’Ouest et du Centre voire de la zone Afrique», a-t-il révélé. Cette cérémonie a été marquée par la remise d’attestation aux Unités de gestion des projets (UGP) les plus performantes pour l’exercice fiscal 2023.
Amadou GUEGUERE
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