#Mali : Sécurité nationale : La politique et la stratégie nationale en cours de validation

Les acteurs du secteur ont trois jours pour examiner en profondeur les textes soumis à leur appréciation, et dont la finalisation permettra de mieux structurer les actions en la matière

Publié mercredi 07 février 2024 à 08:22
#Mali : Sécurité nationale : La politique et la stratégie nationale en cours de validation

Le ministre secrétaire permanent du CSN, le général de division Yamoussa Camara (g) présidant les travaux

 

Les autorités de la Transition sont à pied d’œuvre pour rétablir et maintenir la sécurité et la paix sur l’ensemble du territoire national. À cet effet, elles multiplient les initiatives dans le but d’éviter la répétition de la crise multidimensionnelle qui a fortement ébranlé les fondements de notre pays. C’est dans cette dynamique que s’est ouvert hier, l’atelier de validation externe des documents de la Politique de sécurité et de la Stratégie de sécurité nationale initié par le Secrétariat permanent du Conseil de sécurité nationale (SP/CSN), au siège de la structure à Koulouba.

La cérémonie d’ouverture des travaux qui dureront trois jours (du 6 au 8 février), était présidée par le ministre secrétaire permanent du CSN, le général de division Yamoussa Camara. La rencontre vise à examiner en profondeur, le projet de Politique de sécurité nationale et son document connexe, ainsi que la Stratégie nationale de sécurité. Dans son discours d’ouverture, le général Yamoussa Camara a rappelé que les fondements de tous les États reposent sur des bonnes lois et les bonnes armes. Car, pour qu’un pays jouisse de la pleine souveraineté et d’une autonomie de décision, il faut qu’il dispose de réelles capacités de dissuasion et de coercition. Selon lui, seules les nations constamment préparées à défendre leur indépendance, épée à la main, jouissent d’une véritable sécurité.

Faute d’avoir intégré plus tôt ce paradigme, notre pays connaît depuis des années une insécurité qu’il aurait pu anticiper et circonscrire dans une juste dimension, a-t-il indiqué. Avant d’estimer que cette situation découle d’un manque de vision, elle-même due à l’absence de textes fondateurs essentiels.

«Le pays n’a ni une politique formalisée de défense, ni une stratégie cohérente de développement des forces», a fait remarquer Yamoussa Camara. Selon lui, la pratique militaire actuelle ne s’adosse sur aucun document écrit. Ce qui fait que des querelles de chapelle ont souvent plombé les initiatives.


«L’État ne pouvait anticiper les crises et se faisait prendre à chaque fois en défaut de capacité, comme si les choses tombaient du ciel». Ce, malgré l’existence des structures adéquates dans différents départements ministériels, entre lesquelles, il aurait fallu simplement établir des passerelles. «Il aurait fallu dans la logique de la synergie des efforts, partager les renseignements et mutualiser les expertises. Cela a souvent manqué», a déploré le général Camara. Avant d’indiquer que le CSN est né de ce constat.

 

DYNAMIQUE PROACTIVE- Cette structure prendra désormais en charge la coordination de l’ensemble des problèmes susceptibles d’affecter la sécurité nationale, a-t-il ajouté. Selon le Secrétariat permanent, le CSN est appelé désormais à jouer un rôle central dans l’architecture sécuritaire du pays. Il regroupe autour du président de la République, le Premier ministre et plusieurs départements ministériels et est chargé d’assurer la veille et l’anticipation. Il ne s’agit pas de préparer la guerre, ni même de conjurer les crises et les catastrophes. Mais plutôt de mettre en place des mécanismes et des dispositions adéquates pour garantir une meilleure situation de paix et de sécurité dans tous les domaines de la sécurité humaine. Le cas échéant, il s’agit d’être proactif en prenant et en gardant l’initiative, a expliqué le secrétaire permanent du CSN.

Il a rappelé que le Conseil dispose d’un organe d’exécution, le Secrétariat permanent auquel incombe la responsabilité d’élaborer les textes de base en premier lieu, la Politique de sécurité nationale.  Selon Yamoussa Camara, c’est le point d’ancrage de toutes les autres politiques publiques. Et il s’agit d’une politique publique qui consiste en la définition des objectifs à atteindre, des moyens à mettre en œuvre et des ressources à mobiliser par un État pour protéger sa population, son territoire et ses intérêts nationaux.

Le ministre secrétaire permanent du CSN a fait savoir qu’un projet a été méthodiquement élaboré dans une démarche holistique, avec l’accompagnement de certains de nos universitaires. Selon lui, la Stratégie nationale de sécurité détermine la répartition des rôles et responsabilités des acteurs principaux pour l’atteinte des objectifs de la Politique de sécurité nationale. Elle permet d’organiser au niveau national, les réponses pour faire face aux menaces et risques intérieurs et extérieurs, en mobilisant tous les moyens de l’État. Les deux documents seront validés par le CSN.

Les participants viennent de plusieurs départements ministériels et des services rattachés concernés, du SP/CSN, du secrétariat général du gouvernement, de l’état-major particulier du président de la République, des Forces de défense et de sécurité, de l’Agence nationale de sécurité d’État, du Commissariat à la réforme du secteur de la sécurité, du Centre national d’alerte précoce, des universités, de l’École de guerre du Mali.

Aboubacar TRAORE

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