Arrivée du vol inaugural d'Afrikayes Air Mali1
Le secteur des transports (terrestre, fluvial et aérien)
est très promoteur dans la Région de Kayes, une zone de migration par
excellence. Il favorise les échanges commerciaux, le tourisme, la culture et le
brassage des peuples, tout en contribuant au développement. C’est pourquoi, des
initiatives se multiplient, depuis plusieurs années pour redynamiser le trafic
aérien dans cette partie ouest du Mali où le transport des personnes et leurs
biens devient de plus en plus un cauchemar à cause des attaques terroristes et
des agressions à mains armées, notamment sur les axes routiers (Kayes-Yélimané,
Kayes-Diéma-Bamako, Kéniéba-Kita-Bamako).
Il convient de mentionner que les compagnies privées
avaient presque interrompu leurs vols commerciaux vers Kayes pour des raisons
d’ordre technique et économique, laissant les populations à la merci des
compagnies routières qui, pour la plupart, peinent à satisfaire la clientèle.
Certains cars effectuent le voyage Bamako-Diéma-Kayes en 18 heures de temps à
cause du mauvais état des routes et de l’attente due aux conditions de la
mobilisation de l’escorte devant assurer la sécurité des personnes et des biens
durant le trajet.
Ayant pris conscience de l’ampleur du phénomène et
soucieux du développement des échanges commerciaux, touristiques et de la
promotion de l’intégration sous-régionale, AfriKayes Air Mali, Touly’s Group de
Mme Batouly Fatoumata Niane et Kangala Air Express du Burkina Faso ont noué un
partenariat pour desservir la Région de Kayes et d’autres localités. C’est la
2è compagnie aérienne, après Afrikayes Air Mali et Air Burkina (26 novembre
2019), qui va intervenir dans cette région, dont le patrimoine aéroportuaire
compte l’Aéroport international de Kayes Dag-Dag qui a été construit dans le
cadre de la Can 2002 (Coupe d’Afrique des nations de football) qu’a abritée le
Mali.
Le premier 1er vol commercial de cette compagnie a atterri le 14 mai dernier à l’Aéroport international de Kayes Dag-Dag vers 18 heures. La presse régionale n’a pas eu accès à la piste d’atterrissage à cause d’un problème de coordination entre les organisateurs du vol et les Forces de sécurité.
Selon le directeur de cabinet du gouverneur de la Région
de Kayes, les tarifs (75.000 Fcfa pour l’aller simple et 140.000 Fcfa pour
l’aller-retour) prend en compte le niveau des bourses de toutes les couches
sociales. Assurer la liaison Bamako-Kayes deux fois par semaine (mardi et
vendredi) prouve que la ville de Kayes est un lieu de prédilection pour les
compagnies aériennes. Longévité et bon vent à vous dans une intégration
réussie», a dit Amadou Dicko.
Souleymane Sidibé, représentant d’Afrikayes Air Mali,
s’est réjoui de l’accompagnement de l’État qui leur a facilité la tâche. Après
Kayes, «nous allons desservir, de façon progressive, Gao, puis Bamako-Sévaré,
Tombouctou. C’est possible pourvu qu’on se donne la main et que l’on
s’entraide», a-t-il annoncé. Souleymane Sidibé demande que cet aéroport soit
baptisé Aéroport international général Moussa Traoré, en guise d’hommage à
l’ancien président du Mali (1968-1991), originaire du village de Sébétou située
au sud, à environ à 15 kilomètres de la ville de Kayes.
Pour Cosette Traoré, directrice commerciale de Kangala
Air Express, cette cérémonie est un moment historique pour sa compagnie et ses
partenaires qui se proposent d’offrir des services de qualité et des commodités
aux passagers. Mme Touré Binta Niane, sœur de Fatoumata Batouly Niane
(marraine de la cérémonie), a assuré que ce partenariat est fait pour les
Kayesiens. «Batouly Niane est engagée dans toute œuvre qui contribue au bonheur
des populations de sa région. Elle confie cet avion à Kayes», a souligné la
représentante de la marraine.
«Cette nouvelle compagnie permettra de faciliter le
transport des personnes et leurs biens. L’inauguration de son 1er vol
commercial est un grand événement pour nous. Actuellement, on met 12 heures
pour rallier Bamako par route à partir de Kayes. Un trajet qui se fait en 45
minutes ou en 1 heure de temps par vol. Nous souhaiterions déjeuner à Paris
(France) et dîner à Khouloum», a indiqué le maire de la Commune rurale de
Khouloum, qui abrite le site de l’aéroport kayesien. Une manière pour lui de
demander à la nouvelle compagnie de redoubler d’efforts pour relier Kayes à
d’autres pays afin de soulager les populations.
à noter que la reprise du trafic aérien est le fruit de la lutte menée en août 2019 par des mouvements et associations de la société civile qui avaient bloqué la circulation sur certaines routes principales à Kayes et à Kati (Région de Koulikoro). Quelques mois, plus tard, on assistera à l’inauguration du 1er vol commercial d’une compagnie, qui était en gestation depuis 4 ans. Mais, le trafic n’était pas régulier à cause du non-respect des jours et horaires de vol.
Or, la route de Kayes n’est pas bonne à cause des risques
d’attaques, relève l’artiste Babani Koné qui figurait parmi les invités de
Touly’s Group.
Après la relance du trafic aérien, les autorités aéroportuaires et leurs partenaires devraient œuvrer davantage pour faciliter l’acheminement des bagages et offrir plus de commodités aux voyageurs. Il y a deux semaines, des passagers d’un vol commercial étaient obligés de monter sur le box réservé aux bagages pour récupérer leurs valises, sacs et autres objets. L’un de ces passagers a même retrouvé son sac qui était posé à même le sol, après plus d’une trentaine de minutes de recherche.
Bandé Moussa SISSOKO / AMAP - Kayes
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