Le ministre Coulibaly précise que les mesures prises pour améliorer les conditions des agents publics ont coûté à l’état plus de 204 milliards de Fcfa
Le
ministre du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Dr Fassoun
Coulibaly, lors de son passage dans l’émission Mali Kura taasira 2, samedi dernier, a peint un tableau reluisant
des avancées enregistrées dans notre pays depuis la refondation entreprise par
les autorités de la Transition. Il a rappelé des acquis significatifs en termes
de création d’emplois et d’apaisement du climat social, mais aussi
d’amélioration des conditions de vie des agents de l’état ainsi que le
professionnalisme et l’intégrité dans la Fonction publique qui fondent
désormais les piliers du nouveau Mali.
Faut-il rappeler que ces actions ont
débuté depuis juin 2021 et se poursuivent pour le bonheur des citoyens. Le
ministre en charge du Travail a déclaré que notre pays a recruté l’année
dernière 869 nouveaux fonctionnaires de l’état, y compris 62 vivant avec un
handicap. À titre exceptionnel, précisera le ministre Coulibaly, 42 autres
personnes vivant avec un handicap ont
été recrutées dans le cadre de la finalisation du quota accordé en 2012 à cette
couche par le Premier ministre.
Dr
Fassoun Coulibaly apportera aussi des réponses claires sur le processus
d’intégration des contractuels des administrations d’État dans la Fonction
publique. Selon le ministre, ce processus se poursuivra jusqu’à son extinction
définitive. Au titre
de l’exercice 2023, le ministère en charge de la Fonction publique va recruter
1.489 agents aux concours directs de recrutement dans la Fonction publique de
l’état.
Pour le ministre en charge du Travail, plusieurs
mesures prises par l’État ont contribué à l’amélioration des conditions de vie
des agents. Ces mesures ont coûté à l’État plus de 204 milliards de Fcfa. Il
s’agit notamment de l’adoption en juillet 2021 de l’Ordonnance fixant la grille
indiciaire unifiée des personnels relevant des statuts des fonctionnaires de
l’état, des collectivités territoriales, des statuts autonomes et des
militaires, mais aussi la revalorisation des traitements du personnel de
l’administration relevant du Code du travail, du personnel enseignant
contractuel de l’État et du personnel enseignant contractuel des collectivités
territoriales.
Dans le domaine du dialogue social, il soulignera que les
avancées ont trait à l’initiation d’une stratégie de pacification durable du
climat pour mettre fin à la détérioration constante du climat social et la
création du Conseil national du dialogue social, en août dernier. Cette
initiative, dira-t-il, en plus du Pacte de stabilité sociale et de croissance
est l’une des recommandations de la Conférence sociale dans le domaine du
travail organisée en octobre 2022. Le Pacte a été signé par le gouvernement et
les partenaires sociaux (Patronat, centrales syndicales, syndicats libres et
autonomes) le 25 août dernier. Selon le ministre Coulibaly, le coût de la mise
en œuvre du plan d’actions 2023-2027 du Pacte se chiffre à environ 105,9
milliards de Fcfa.
Le chef
du département en charge du Travail a annoncé que dans le cadre de la mise en
œuvre des engagements pris avec les partenaires sociaux, le gouvernement a payé
plus de 5,8 milliards Fcfa aux travailleurs compressés de certaines sociétés et
entreprises d’état dont la Compagnie malienne du textile (Comatex), l’Huicoma,
l’hôtel Azalaï. Et d’assurer que le traitement des dossiers est en cours pour
ceux des autres sociétés, notamment les associations (UNTCM et ATCM). En termes de perspectives de son département,
l’ancien directeur national du travail a cité la relecture du Code du
travail et son décret d’application, l’adoption de la Politique nationale
de sécurité et santé au travail, et la relecture des conventions collectives
existantes. Ainsi que l’élaboration de nouvelles conventions collectives pour couvrir
les secteurs des ONG et de l’enseignement privé.
L’expert en droit du travail ambitionne de
relire le Statut général des fonctionnaires et ses textes d’application, mais
aussi d’élaborer une politique de la Fonction publique. Il entend poursuivre le
suivi de la mise en œuvre des procès-verbaux de conciliation signés entre le
gouvernement et les partenaires sociaux. Enfin il promet d’organiser des
élections professionnelles de représentativité des syndicats.
Mohamed DIAWARA
Acculés par la pression militaire exercée par les Forces armées maliennes (FAMa), les groupes armés terroristes et leurs parrains se rabattent désormais sur le terrain médiatique pour tenter de déstabiliser notre pays. Cette dénonciation a été faite par le patron de la Direction de l’inf.
Les deux tomes du rapportLe rapport annuel d’activités 2025 constitue un document monumental de 1.087 pages, structuré en deux volumes distincts avec un premier tome de 381 pages consacré aux services centraux et un second tome de 706 pages dédié aux juridictions nationales..
La hausse des prix du carburant au Mali, observée il y a quelques jours, suscite de nombreuses interrogations et inquiétudes au sein de la population..
Dans une de nos tribunes, au tout début de la guerre au Moyen Orient, nous avions souligné la proximité temporelle de ce conflit, même s’il se déroule à des milliers de kilomètres de chez nous. Le monde d’aujourd’hui est devenu un petit village où l’on entend le moindre coup de pilon.
Par décision N° 96-06 /PM du 26 Février 1996, il a été crée une Commission nationale d’organisation de la cérémonie «Flamme de la Paix» présidée par SEM Dioncounda Traoré, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, des Maliens de l’Extérieur et de l’Intégration afri.
Trente-cinq ans après les évènements historiques de mars 1991, le Mali ne se contente plus de commémorer. Il s'interroge. À l'heure où la Transition place la souveraineté au cœur de l'action publique, la question de l'héritage des martyrs de la démocratie revêt une dimension nouvelle.