Une vue du présidium lors de la cérémonie d’ouverture des travaux
L’ouverture des
travaux a été présidée par le conseiller technique chargé de la migration du
ministère des Maliens établis à l’Extérieur et de l’Intégration africaine,
Doudou Ben Béchir Niang.
Durant
trois jours, les participants venus de Bamako et Koulikoro, seront outillés sur
les concepts fondamentaux de la migration et les mécanismes de collecte des
données en la matière. Selon les organisateurs, cette initiative se poursuivra
à Kayes et Ségou en vue de rapprocher « les capacités techniques des
réalités territoriales ». « Cela est d’autant plus important que la
gouvernance des migrations ne saurait être dissociée d’une connaissance
rigoureuse, actualisée et maîtrisée des réalités auxquelles elle entend
répondre », a souligné le conseiller technique au ministère en charge des
questions migratoires.
Doudou Ben Béchir Niang dira que la migration est profondément inscrite dans l’histoire économique, sociale et culturelle de notre pays. D’après lui, depuis des générations, les mobilités humaines façonnent nos territoires, rapprochent nos communautés et contribuent à l’ouverture du Mali sur son environnement régional, continental et international. Il a ensuite fait savoir que nos compatriotes vivant hors du pays représentent une composante essentielle de la nation.
« Par leur attachement
à la patrie, leurs compétences, leurs initiatives, leurs investissements, leurs
réseaux et leurs contributions au développement de leurs communautés d’origine,
ils participent à l’effort national », a ajouté le représentant du
département en charge des Maliens établis à l’Extérieur. Pour lui, la
responsabilité du pays est de faire de cette présence malienne à travers le
monde « une force davantage mobilisée au service de son développement,
tout en assurant la protection, l’accompagnement et la valorisation de nos
compatriotes établis à l’extérieur ».
Cependant,
a-t-il nuancé, les dynamiques contemporaines « nous imposent d’actualiser
notre manière d’appréhender les phénomènes migratoires ». Cela, a
poursuivi Doudou Ben Béchir Niang, en raison de la diversification des
mobilités, l’évolution des profits, la transformation des itinéraires et le
changement des aspirations des populations. Pis, les contextes économiques,
sociaux, sécuritaires et géopolitiques exercent, eux-aussi, une influence
croissante sur les mouvements de personnes, a-t-il regretté.
Face
à ces mutations, estime le conseiller technique, l’action publique ne peut se
satisfaire d’approximations. « Elle doit être capable de comprendre pour
anticiper, ensuite décider et agir avec pertinence », a précisé Doudou Ben
Béchir Niang. Selon lui, la maîtrise de la connaissance dans le domaine
migratoire participe de « notre souveraineté décisionnelle ».
De
son côté, le directeur général du Centre d’information et de gestion des
migrations (Cigem) a souligné qu’au terme des travaux, leur attente est de voir
les participants mieux outillés pour défendre une source, concevoir une
collecte et contrôler la qualité d’une base en matière migratoire. Il
s’agit également de produire et interpréter un indicateur ainsi que de
présenter correctement les résultats obtenus, a renchéri Dr Aboubacrine
Aguissa.
Pour sa part, le représentant de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Mohamed Kane, a signalé que des données fiables, accessibles et utilisées de manière stratégiques constituent un levier essentiel pour une gouvernance migratoire plus efficace et davantage orientée vers les résultats.
Bembablin DOUMBIA
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