L'Essor : Vous venez d’organiser le championnat national 2024-2025. Comment se portent le golf malien et la fédération?
Mme Sanglier Niagalé Mariam Diané : Notre fédération se porte à merveille. Bien que le golf ait longtemps été une discipline méconnue au Mali, elle devient de plus en plus populaire, grâce aux activités que nous menons depuis 2014. La saison a été marquée par un franc succès, notamment grâce à nos Journées portes ouvertes qui ont permis de rendre ce sport plus attractif et accessible.
Le point d'orgue a été le championnat du Mali de golf, tenu en juillet dernier, au Centre Aéré de la Banque centrale des états de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO). Malgré l'absence d'un parcours de golf standard, nous avons prouvé qu'il est possible de pratiquer le golf sur un terrain de football adapté. Nos équipes nationales sont en place depuis 4 ou 5 ans et nos athlètes font honneur à la discipline. En attestent la médaille d’or remportée par le Mali aux Jeux de la Francophonie en 2017 et le trophée conquis en Tanzanie par notre championne, Mme Vallet Fatou Sy.
L'Essor : Peut-on dire que le golf est aujourd’hui un sport accessible à tous les Maliens ?
Mme Sanglier Niagalé Mariam Diané : Absolument. Nous avons brisé le cliché du sport de nantis en misant sur l'initiation des jeunes sportifs de toutes les couches sociales, qu'ils soient scolarisés ou non. Grâce à l'invitation d'experts internationaux et à nos séances régulières à l'Institut national de la jeunesse et des sports (INJS), de nombreux Maliens ont découvert que le golf est une discipline de calme, de stratégie et de précision, accessible à tous sans distinction d'âge.
L'Essor : Quels sont les grands chantiers de la Fédération malienne de golf ?
Mme Sanglier Niagalé Mariam Diané : Le chantier majeur est l'implantation et l'aménagement d'un site dédié au golf. C'est la base indispensable. Nous travaillons actuellement sur un projet de parcours de 9 trous à Bamako pour offrir un espace permanent à nos golfeurs. Parallèlement, nous mettons l'accent sur la formation, avec notamment des programmes en cours au Maroc. La fédération est à pied d'œuvre pour que le golf malien atteigne l'excellence et que nos jeunes talents puissent devenir des professionnels capables de porter haut notre Drapeau national.
L'Essor : Un mot des relations entre le ministère en charge de la Jeunesse et des Sports et le Comité national Olympique et sportif ?
Mme Sanglier Niagalé Mariam Diané : Nous entretenons d'excellents rapports avec le département de tutelle et le Mouvement olympique national. Dès nos débuts, nous avons été soutenus et accompagnés par notre ministère et le Comité national olympique et sportif. Le golf étant une discipline olympique, leur appui est constant pour faire progresser notre sport, et la fédération les en remercie sincèrement.
L'Essor : Quel message souhaiteriez-vous adresser aux autorités sportives du pays ?
Mme Sanglier Niagalé Mariam Diané : Mon message est un plaidoyer pour l'accélération des démarches administratives concernant notre site de compétition. Nous avons confiance en nos autorités sportives. Le golf peut apporter énormément en termes de bien-être humain et d'opportunités de carrière pour nos jeunes. Nous avons besoin de ce coup de pouce pour que le golf malien devienne un acquis durable pour le sport national.
Interview réalisée par
Seibou Sambri KAMISSOKO
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