Partis politiques : L’abrogation et pas la dissolution

Pour le directeur général de l’administration du territoire, Abdoul Salam Diepkilé, l’abrogation de la loi portant Charte des partis politique, annoncée par le gouvernement lors du dernier conseil des ministres, ne remet pas en cause l’existence des partis politiques actuels

Publié vendredi 02 mai 2025 à 08:10
Partis politiques : L’abrogation et pas la dissolution

Sur le rapport du ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Réformes politiques et du Soutien au Processus électoral, le Conseil des ministres du mercredi dernier a adopté un projet de loi portant abrogation de la Loi n°05-047 du 18 août 2005 portant Charte des partis politiques et de la Loi n°2015-007 du 04 mars 2015 portant Statut de l’opposition politique.

Pour donner plus de précisions sur cette décision du gouvernement, le directeur général de l’administration du territoire était l’invité du journal de 20H de l’ORTM, le même jour. D’emblée de jeu, Abdoul Salam Diepkilé a tenu à préciser que l’abrogation de la loi portant Charte des partis politiques ne met pas en cause l'existence des formations politiques actuelles. «Bien que la dissolution ait été l'une des recommandations fortes des concertations nationales sur la relecture de la Charte des partis politiques, le gouvernement est dans une démarche méthodique et législative», a-t-il fait savoir.

Appelant au calme et à la sérénité, Abdoul Salam Diepkilé a indiqué que la démarche que le gouvernement est en train de suivre ne va, nullement, à l’encontre des principes démocratiques. Il rappellera l’article 39 de la Constitution qui stipule que les partis se créent librement dans les conditions définies par la loi. «C’est conformément à cela que l’État est présentement dans le processus d’élaboration d’une nouvelle loi qui permettra de réguler notre vie politique dans des conditions sereines», a insisté le directeur général de l’administration du territoire. Pour lui, l’unité et la cohésion sociale doivent être le créneau de tous en ce moment critique de notre pays.

Signalant que les partis politiques sont au nombre de 297 dans notre pays, le directeur général de l’administration du territoire a souligné que la loi actuelle portant sur la Charte des partis politiques permet facilement de créer des partis, à telle enseigne que le praticien ne peut refuser d’octroyer un récépissé à des citoyens qui manifestent le désir de créer un parti politique.


Abdoul Salam Diepkilé, directeur général de l’administration du territoire

«C’est pour arrêter la prolifération des partis politiques que le gouvernement a jugé nécessaire de toucher la racine (actuelle loi sur la Charte) qui permet, aujourd’hui, de créer de nombreux partis», a expliqué Abdou Salam Diepkilé. Selon lui, l’abrogation de la loi du 18 août 2005 permettra au gouvernement d’élaborer dans la sérénité une nouvelle Charte et de fixer les nouveaux critères de création des partis politiques au Mali.

Il faut rappeler qu’au terme de la phase nationale de la consultation sur la relecture de la Charte des partis politiques mardi dernier à Bamako, les forces vives de la nation avaient adopté plusieurs recommandations parmi lesquelles la dissolution de tous les partis politiques sans exception. Ce qui n’a pas manqué de suscité moult réactions au sein de l’opinion publique. Le débat est devenu très passionnant sur les réseaux sociaux, dans les groupes de causerie, dans les bureaux ou même dans les familles. Les médias nationaux et internationaux en ont fait leur choux gras.

Même si les principaux acteurs, à savoir les partis politiques, n’ont pas réagi officiellement, des jeunes leaders politiques et de la société civile ont tout de même projeté de se retrouver dimanche prochain à la Maison de la presse pour expliquer leurs positions. Cependant, lors du conseil des ministres du mercredi dernier, en affichant sa volonté d’abroger la Charte des partis politiques et non de dissoudre les partis politiques comme recommandé par les forces vives de la nation, le gouvernement clarifie sa démarche.


Bembablin DOUMBIA  et Madiba KEITA

Rédaction Lessor

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