Une vue du présidium lors de l'ouverture des travaux
Sous la présidence de Younoussa Tiramakan Traoré, directeur Europe par intérim du département, cette séance a réuni les autorités régionales et les partenaires internationaux afin d’acter la mise en œuvre d’un dispositif aussi ambitieux qu’innovant. L’objectif de cette initiative est de consolider l’environnement protecteur du pays pour garantir à chaque citoyen une existence digne, à l’abri des violences et des violations des droits humains. Pour y parvenir, le Programme mise sur le renforcement du cadre législatif national, la montée en puissance des services techniques déconcentrés et la création d’un Centre de compétences dédié à la gestion des connaissances.
Après l’approbation de l’ordre du jour, Célestin Dembélé, directeur pays de Helvetas Mali (Organisation suisse de coopération), a pris la parole au nom du mandataire du Programme pour souligner la responsabilité historique des acteurs mobilisés. Il a rappelé que, malgré sa complexité technique, l’ancrage de PROTECT repose sur les structures publiques et les collectivités territoriales, qu’il considère comme les véritables sentinelles des besoins des populations. Selon lui, la réussite de cette entreprise dépend d’une synergie parfaite entre l’État et la société civile.
Dans la même logique, Claude Wandeler, chef du bureau de la Coopération suisse au Mali, a salué ce «jalon essentiel» pour le pilotage politique du Programme. Rappelant l’engagement de la Suisse aux côtés du Mali, il a précisé que PROTECT opère une transition majeure: passer de la simple réponse d’urgence à un programme structurel et durable.
Ce nouveau paradigme, soutenu également par les Pays-Bas et l’Allemagne, articule désormais les dimensions humanitaire, développement et paix tout en prônant une gouvernance transparente. Dans son discours d’ouverture, le président de séance a reconnu que le démarrage du Programme a été freiné par des contraintes opérationnelles et des retards de transferts de fonds fin 2025. Face à ces réalités de terrain, Younoussa Tiramakan Traoré a jugé impératif de solliciter une prolongation de 18 mois, portant l’échéance au-delà de juin 2026, afin de garantir l’exécution totale du budget et l’atteinte des résultats escomptés.
Selon lui, sa vision porte sur une transformation législative profonde, touchant notamment à la protection de l’enfance, aux déplacés internes et à la modernisation de l’état civil. En annonçant une mission conjointe d’évaluation à Mopti et Tombouctou pour le printemps 2026, il a réaffirmé la détermination du gouvernement du Mali à traduire les orientations de ce comité en changements concrets et durables pour l’ensemble de la population.
Pour rappel, le comité de pilotage de PROTECT est rattaché au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. Chargé du contrôle et du suivi de la mise en œuvre du Programme, il a pour mission d’animer le dialogue politique, afin de garantir la pérennité des acquis et des résultats. La stratégie d’intervention du PROTECT repose sur un ancrage auprès des collectivités territoriales des Régions de Sikasso, Mopti, Tombouctou, Bougouni, Koutiala, Bandiagara, Douentza et Taoudéni.
Souleymane SIDIBE
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