Le secrétaire général du ministère du Développement rural, Daniel Siméon Kéléma (c) a présidé la cérémonie
Il a ainsi regroupé l’ensemble des acteurs concernés en atelier pour analyser
les «systèmes de résilience» de l’ONG afin d’élaborer une feuille de route pour
renforcer la résilience des communautés et des sociétés. Débutée hier dans un hôtel
de la place, cette rencontre de deux jours a été présidée par le secrétaire général
du ministère du Développement rural, Daniel Siméon Kéléma.
C’était en présence
du directeur national de World Vision Mali, Patrick Danière, des représentants
des services techniques de l’État, de la société civile, et des partenaires
techniques et financiers.
Le thème choisi à cet effet est : «La réévaluation
du paysage des risques et les impacts sur les systèmes de fonctionnement dans
le contexte du Mali.» Pour y arriver, les responsables de l’organisation ont
opté pour un processus participatif dans le but d’avoir une vision commune des
risques, de la résilience et des priorités.
Les résultats de ces analyses
seront intégrés en vue d’adapter leurs programmes de développement et d’aide
humanitaire aux risques qui réduisent les efforts de développement. Il s’agit
par exemple du changement climatique, de l’insécurité grandissante, des inondations,
de la sécheresse, des conflits autour de la gestion des ressources naturelles,
de la faible transformation des produits locaux, des difficultés d’accès au
financement. Situations face auxquelles nombre de projets modèles et
d’approches soutenant la résilience étaient privilégiés.
Ils se
rapportent, entre autres, à l’approche durable de restauration des sols, à la régénération
naturelle assistée, aux groupes d’épargne, au développement de chaînes de
valeurs locales, à l’agriculture intelligente face au climat et la mise en œuvre
de la gestion communautaire des risques de catastrophes... Ces modèles peinent
souvent à venir à bout de ces phénomènes, dont l’ampleur a été exacerbée par la
pandémie de Covid-19 et la guerre en Ukraine.
La mobilisation de toutes les énergies
parait alors nécessaire pour pouvoir y faire face. «L’occasion nous est donc
offerte de mutualiser nos efforts pour mieux comprendre le paysage des risques
au Mali, d’examiner les effets de ces risques sur les systèmes de la société et
de convenir des actions qui vont concourir à l’appropriation de nos résiliences
par les communautés», a dit Patrick Danière, estimant que «les communautés ont
besoin de parvenir à une pleine autonomie et à une autosuffisance
alimentaire».
Cette approche participative et consensuelle cadre avec les
orientations du gouvernement, qui conscient du caractère structurel des crises
alimentaires et nutritionnelles, entend trouver une réponse globale en synergie
avec les autres pays de la sous-région ouest-africaine.
À ce titre, a rappelé
le secrétaire général du ministère du Développement rural, notre pays s’est doté
d’une stratégie nationale de résilience à l’insécurité alimentaire et
nutritionnelle pour la période 2020-2035, dénommée priorité résilience pays-Mali.
«À l’issue d’un processus de concertation inclusif, multi acteurs et
multisectoriels, 20 priorités résilience ont été retenues», a précisé Daniel
Siméon Kelema.
Elles visent, selon lui, à créer les conditions d’une révision fiable des crises et d’une gestion efficace et durable en cas d’occurrence en réduisant au strict minimum les impacts négatifs. Aussi permettront-elles un nouvel essor des systèmes de production, des moyens d’existence par des ressources humaines pleinement reconstituées dans toutes les dimensions notamment culturelles, sociales et économiques.
Anta CISSÉ
Rédaction Lessor
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