Le ministre de l’Agriculture avec les représentants des PTF et des producteurs
Le Projet inclusif des filières agricoles prend fin dans notre pays après sept années de mise en œuvre avec un bilan jugé très positif. En effet, au 31 décembre 2025, plus de 314.000 personnes ont eu accès à des services financiers en milieu rural, soit près de 90 % de la cible initiale. Parmi elles, environ 245.000 femmes, dépassant largement les prévisions fixées.
Le projet a également permis à plus de 362.000 bénéficiaires d’améliorer leur mobilité économique, représentant 113 % des objectifs. Sur le plan financier, 20,76 milliards de Fcfa de crédits ont été mobilisés auprès du système financier pour soutenir les activités rurales, tandis que 9,71 milliards de Fcfa d’épargne ont été constitués, dépassant largement les attentes.
Dans le même élan, 249 organisations de producteurs ont noué des partenariats formels avec des opérateurs économiques, couvrant 12 filières agricoles stratégiques telles que le riz, le maïs, le karité, le lait, le sésame ou encore le bétail/viande. Ces partenariats ont bénéficié à plus de 48.000 petits producteurs, renforçant la transformation et la commercialisation des produits agricoles.
Ces résultats ont été présentés lors de l’atelier des parties prenantes marquant l’achèvement du projet, organisé sous l’égide du ministère de l’Agriculture. Cette rencontre a réuni plusieurs acteurs de la filière agricole, des autorités publiques, partenaires techniques et financiers, institutions de microfinance, banques, Petites et moyennes entreprises (PME), organisations de producteurs et conseils régionaux.
Dans son mot de bienvenue, le directeur du projet, Dramane Sidibé, a rappelé l’importance de cette étape de capitalisation. «Cette activité permettra de jeter un regard sur le chemin parcouru, d’apprécier les résultats obtenus et d’analyser les leçons tirées pour les interventions futures», a-t-il indiqué. Il a également souligné que le Projet inclusif des filières agricoles, lancé en 2019, a officiellement pris fin le 30 décembre 2025, après sept années d’exécution.
Mis en œuvre par le gouvernement du Mali avec l’appui du Fonds international de développement agricole (FIDA), ainsi que des Coopérations canadienne et danoise, le projet visait à renforcer l’inclusion financière des petits producteurs, des PME agricoles et des organisations paysannes. Il s’est appuyé sur une approche intégrée combinant financement, structuration des filières et accompagnement technique.
Selon lui, l’un des acquis majeurs réside dans la professionnalisation du secteur de la microfinance et la création d’un environnement plus favorable à l’accès aux services financiers en milieu rural. Ainsi, le Projet inclusif des filières agricoles a également contribué à structurer la demande des producteurs et à renforcer leurs capacités organisationnelles.
Présidant la cérémonie d’ouverture, le ministre de l’Agriculture, Dr Brehima Samaké, a mis en avant la portée stratégique de ce projet. «Le Projet inclusif des filières agricoles a contribué à la réduction de la pauvreté et à la croissance économique rurale», a-t-il affirmé, tout en rappelant qu’il visait prioritairement les jeunes et les femmes, souvent exclus des circuits classiques de financement. Il a également salué les innovations introduites, notamment le modèle de groupement démuni, qui a permis d’inscrire durablement les bénéficiaires dans une dynamique économique.
Ce dispositif, selon lui, a favorisé une meilleure gestion des ressources naturelles tout en soutenant l’autonomisation des communautés rurales. Au-delà des résultats, cet atelier se veut un cadre d’analyse critique. Les participants étaient appelés à identifier les acquis à consolider, les approches à améliorer et les actions à mettre à l’échelle. L’objectif est de nourrir les futures politiques publiques et les interventions des partenaires dans le domaine du financement agricole. «Vous êtes les acteurs les mieux indiqués pour répertorier les principaux acquis et relever les enseignements», a rappelé Dr Brehima Samaké, invitant les participants à une réflexion rigoureuse pour assurer la durabilité des résultats.
Enfin, le ministre Samaké a exprimé la reconnaissance du gouvernement envers le FIDA et les partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant, avant de déclarer officiellement ouverts les travaux de l’atelier. Ainsi, au moment de tourner la page, le Projet inclusif des filières agricoles laisse derrière lui des acquis importants, mais aussi des défis à relever pour consolider une inclusion financière durable au service du développement agricole au Mali.
Aminata DJIBO
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