Une vue du présidium de la cérémonie d’ouverture du symposium
La rencontre, placée sous le parrainage du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, s’est tenue dans un hôtel de la capitale. Ce symposium se veut un espace de dialogue intersectoriel réunissant institutions publiques, chercheurs, partenaires techniques et financiers, organisations de la société civile et communautés riveraines autour d’un objectif commun: la préservation durable du fleuve Niger. L’évènement entend également sensibiliser les acteurs aux enjeux environnementaux et sociaux liés à sa dégradation.
La coordinatrice pays de Join For Water a souligné l’importance de cette rencontre. Elle a rappelé que le thème de la 27è édition de la Quinzaine de l’environnement: « La crise climatique et les solutions pour un avenir plus sûr, plus résilient et plus durable » est en parfaite cohérence avec le programme.
«Au Mali, le fleuve Niger est aujourd’hui menacé par les rejets d’eaux usées, les déchets plastiques et les effluents industriels qui s’y déversent. Sauvegarder cette ressource vitale est désormais une urgence absolue pour la sécurité et la survie de nos sociétés», a-t-elle insisté. Bintou Traoré a invité les acteurs à accorder davantage d’attention à cette problématique qui menace la biodiversité, fragilise l’économie locale et met en danger la santé des populations.
La présidente de l’association AFR’EAU a estimé que cette rencontre met à l’honneur les initiatives, les expériences et les bonnes pratiques développées par les différents acteurs engagés dans la préservation des ressources en eau et des écosystèmes. Elle a notamment mis en avant les actions menées par Join For Water et son association dans ce domaine. Selon elle, ce symposium représente une étape importante d’une vision plus large qui s’inscrit dans les orientations internationales reconnaissant la contribution essentielle des citoyens et des jeunes à la gouvernance de l’eau.
Représentant la ministre chargée de l’Environnement, Moussa Diarra, a indiqué que la préservation du fleuve Niger dépasse le cadre d’une simple préoccupation sectorielle.
Elle constitue, selon lui, un enjeu majeur de développement durable, de sécurité environnementale et de résilience des populations. Le secrétaire général du département a rappelé que le fleuve fait face à de nombreuses menaces, notamment la dégradation des berges, l’ensablement, les diverses formes de pollution... Face à ces défis, il a appelé à une responsabilité collective. «L’intérêt particulier de ce symposium réside dans l’approche qu’il met en avant: la science citoyenne.
Cette approche nous invite à mieux associer les communautés à l’observation, au suivi, à la production de données, à l’alerte et à la recherche de solutions», a-t-il expliqué. Cette démarche, dira t-il, permet de rapprocher les connaissances scientifiques des réalités vécues sur le terrain tout en renforçant l’efficacité de l’action publique. Il a également rappelé que la Quinzaine de l’environnement constitue chaque année un moment privilégié de mobilisation nationale autour des grands enjeux environnementaux du pays.
Siguéta Salimata DEMBÉLÉ
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