Bank to Wallet : La banque tient désormais dans la poche

Ce nouveau service est le fruit du partenariat entre Orange Finances Mobiles Mali et la Banque commerciale du Sahel

Publié jeudi 30 juillet 2026 à 09:40
Bank to Wallet : La banque tient désormais dans la poche

Le Dga de la BCS, Dramane Sanogola et            la Dg d’OFMM, Diop Bintou Koné

 

Finis les déplacements à l’agence pour une simple opération de transfert. Désormais, le compte bancaire et le portefeuille électronique peuvent communiquer en quelques secondes. Au Mali, la finance digitale vient de franchir un nouveau cap avec le lancement officiel du service Bank to Wallet, fruit du partenariat entre Orange Finances Mobiles Mali (OFMM) et la Banque commerciale du Sahel (BCS). Une alliance qui promet de bouleverser les habitudes des clients en rapprochant, plus que jamais, la banque de leurs doigts.


La cérémonie de lancement, organisée hier au siège d’Orange Money à l’ACI 2000, a regroupé la directrice générale d’Orange Finances Mobiles Mali, Diop Bintou Koné, et le directeur général adjoint de la BCS, Dramane Sanogo. À travers cette nouvelle offre, les clients de la banque et ceux d’Orange Money peuvent désormais transférer instantanément des fonds entre leur compte bancaire BCS SA et leur portefeuille électronique Orange Money.

Une évolution qui paraît simple, mais qui change profondément le rapport aux services financiers. Plus besoin de courir vers une agence, d’attendre au guichet ou de composer avec les contraintes d’horaires. La banque devient accessible depuis le téléphone, à tout moment, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.


Pour Dramane Sanogo, ce partenariat marque une étape importante dans le rapprochement entre les deux institutions. Il traduit, selon lui, une vision commune : construire une finance « plus accessible, plus rapide et résolument tournée vers l’innovation». Dans un environnement où les usages numériques évoluent à grande vitesse, explique le directeur général adjoint de la BCS, la proximité avec la clientèle ne se résume plus au nombre d’agences implantées sur le territoire. Elle se mesure désormais à la capacité d’une institution à être présente là où se trouve le client : au bout de ses doigts.


C’est précisément cette complémentarité que recherchent les deux partenaires. D’un côté, la solidité et l’expertise de la BCS ; de l’autre, la puissance technologique, l’agilité opérationnelle et la large couverture d’Orange Finances Mobiles Mali. Le résultat : une passerelle numérique entre deux univers financiers longtemps séparés. Avec les services Bank to Wallet et Wallet to Bank, le client peut ainsi faire circuler son argent entre son compte bancaire BCS et son portefeuille Orange Money de façon instantanée et sécurisée. Pour les particuliers, les commerçants comme pour les entreprises, le gain est concret : moins de déplacements, moins de contraintes et davantage d’autonomie dans la gestion quotidienne de la trésorerie.


Pour la directrice générale d’Orange Finances Mobiles Mali, Diop Bintou Koné, l’objectif demeure de mettre à la disposition des populations, y compris celles éloignées du système bancaire classique, des solutions simples, sûres et accessibles. «Orange Money, c’est plus de 11 millions de clients à travers le Mali qui ont adopté nos produits et services parce qu’ils répondent à leurs besoins», a-t-elle rappelé. «Notre ambition, c’est de continuer à innover pour développer la finance digitale dans notre pays au service de nos concitoyens », a-t-elle ajouté.   


Avec cette nouvelle passerelle entre Orange Money et la BCS, les frontières entre banque classique et finance mobile deviennent encore plus ténues. Le client n’a plus nécessairement à choisir entre les deux univers : il peut désormais passer de l’un à l’autre, selon ses besoins, en quelques gestes. Pour Orange Finances Mobiles Mali comme pour la BCS, l’enjeu est donc clair : accompagner un client qui ne veut plus perdre son temps dans les files d’attente et qui exige que son argent soit aussi mobile que lui. 

Abdoul Karim COULIBALY

Lire aussi : Kayes : La DRCC, la sentinelle qui veille sur les affaires

La direction régionale du commerce, de la consommation et de la concurrence s’est investie pour assurer un approvisionnement régulier de la Cité des rails en produits de grande consommation; notamment les hydrocarbures. Elle a permis aux opérateurs économiques de renforcer leur résilience.

Lire aussi : Économie numérique : Le filet de sécurité des entreprises face aux crises

Dans un contexte marqué par les crises sécuritaire, énergétique et économique, le numérique offre aux entreprises maliennes de nouvelles capacités d’adaptation pour maintenir leurs activités et préparer l’avenir.

Lire aussi : Engrais subventionnés : Le pari de la productivité

Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.

Lire aussi : Énergie, sécurité, climat : Le triptyque qui met le privé à rude épreuve

Produire sans électricité stable, acheminer les marchandises sur des axes à risques et sécuriser des approvisionnements fragilisés par les aléas climatiques. Pour les entreprises maliennes, la résilience n’est plus un choix. C’est une bataille quotidienne pour rester debout.

Lire aussi : Sécurité alimentaire : Le Commissariat à la sécurité alimentaire consolide ses réponses face aux crises

En cinq ans, le Commissariat à la sécurité alimentaire a distribué plus de 135.000 tonnes de céréales et développé des actions de résilience. Son défi : renforcer les stocks et réduire durablement la vulnérabilité des populations.

Lire aussi : Entreprises maliennes : La bataille de la résilience

Face aux crises à répétition, les entreprises maliennes doivent constamment se réinventer pour préserver leur activité et leur compétitivité. Maîtrise des charges, diversification, innovation et accès au financement deviennent ainsi les clés de leur résilience.

Les articles de l'auteur

Rokia Siaka Kanté et Massaran Diallo : Deux femmes, une même audace

À Sikasso, des céréales et produits agricoles passent entre les mains de Rokia Siaka Kanté avant de devenir des aliments destinés notamment aux tout-petits. À Bamako, Massaran Diallo est devant ses outils numériques, entre développement web et accompagnement des femmes. Deux scènes, deux métiers, un même choix : entreprendre.

Par Abdoul Karim COULIBALY


Publié vendredi 18 septembre 2026 à 11:30

Lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme : Le Mali prépare son test de 2027

À moins d’un an de la prochaine grande étape d’évaluation, le Mali renforce son dispositif national de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. Un atelier national de pré-évaluation, ouvert hier à Bamako, vise à mesurer le niveau de préparation du pays et à corriger les éventuelles insuffisances avant l’échéance de 2027.

Par Abdoul Karim COULIBALY


Publié mercredi 09 septembre 2026 à 08:47

CFP-Sénou : 1.940 jeunes déjà formés

Le Centre veut accélérer la cadence pour mieux répondre aux besoins du marché de l’emploi.

Par Abdoul Karim COULIBALY


Publié vendredi 31 juillet 2026 à 10:21

FACEJ II : De jeunes entreprises prennent leur envol

À Kalaban Coura et Kalaban Coro, la ministre Oumou Sall Seck a pu mesurer les effets positifs et concrets de l’accompagnement du FACEJ II auprès de jeunes entrepreneurs engagés dans la création d’emplois et le développement de solutions innovantes.

Par Abdoul Karim COULIBALY


Publié vendredi 31 juillet 2026 à 10:05

Ravageurs des cultures : Une menace pour la sécurité alimentaire

La menace est silencieuse, mais ses conséquences peuvent être lourdes pour les agriculteurs et la sécurité alimentaire. Ravageurs, maladies, changement climatique et circulation accrue des produits végétaux mettent à rude épreuve les cultures, appelant à une vigilance renforcée de tous les acteurs..

Par Abdoul Karim COULIBALY


Publié mercredi 29 juillet 2026 à 08:38

Investissement dans le capital humain: Les projets en cours de l’Agefau représentent plus de 13 milliards de Fcfa

Sous l’égide du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga, l’Agence de gestion du Fonds d’accès universel (Agefau), a signé, mercredi dernier à la Primature, deux conventions avec le ministère de l’Éducation nationale et celui de l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle. À travers ces accords, l’État entend renforcer l’accès aux technologies de l’information, développer les compétences numériques des jeunes et améliorer leur employabilité..

Par Abdoul Karim COULIBALY


Publié jeudi 23 juillet 2026 à 16:41

Investissement dans le capital humain : L’Agefau consolide son partenariat avec les ministères en charge de l’éducation et de la formation

Les deux conventions ont été signées, hier, à la Primature sous la présidence du Premier ministre, le Général de division Abdoulaye Maïga. Entre 2018 et 2024, l’Agence a consacré près de 3,7 milliards de Fcfa aux infrastructures numériques dans les établissements scolaires et centres de formation.

Par Abdoul Karim COULIBALY


Publié jeudi 23 juillet 2026 à 08:01

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner