Une vue du présidium
L’évènement a enregistré la présence du ministre de l’Élevage et de Pêche, Youba Ba, du représentant de la Banque africaine de développement (BAD), Anasside Maximim Codjo Enagnon, et du Commissaire à la sécurité alimentaire, Redouane Ag Mohamed Ali. D’une durée de cinq ans, ce projet multinational couvrira les13 pays membres du Comité permanent inter-États de lutte contre la sécheresse dans le Sahel (Cilss) dont le nôtre où il ciblera 50 villages climato intelligents au niveau de 10 communes des Régions de Kayes, Nioro, Koulikoro et Nara.
Il est financé par la BAD à travers le Fonds africain de développement pour plus de 32,010 milliards de Fcfa et par les bénéficiaires à hauteur de 640 millions de Fcfa. L’objectif global du projet est de contribuer à l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et des conditions de vie des populations au Sahel. Cela à travers la réalisation de micro-barrages, de systèmes d’adduction d’eau, et l’aménagement de périmètres pastoraux, de mares et de bas-fond. En outre, il prévoit l’identification et le financement d’unités d’embouche et de transformation de produits (agricoles, laitiers). Le P2-P2RS permettra de créer 365.000 emplois directs dont 125.000 en faveur des femmes et des jeunes.
Le ministre Daniel Siméon Kelema a précisé que la coordination régionale du Projet est assurée par le (Cilss). Pour lui, le P2-P2RS se justifie par la nécessité de poursuivre le développement agro-sylvo-pastoral, la consolidation et la mise à l’échelle des acquis importants du Projet 1 tout en renforçant la résilience des ménages vulnérables.
«Le projet est en cohérence avec la Vision Mali kura Nètasira ka ben 2063 et la Stratégie nationale d’émergence et de développement durable (SNEDD)», a-t-il déclaré. Et d’énumérer quelques résultats attendus du Projet, notamment l’accroissement de la production agricole de 241.400 tonnes, l’augmentation du revenu par habitant (RNB/hab) de 543.600 à 681.000 Fcfa, la création de 2.500 emplois dans la zone d’intervention (dont 50% femmes), l’adoption des pratiques de résilience face au changement climatique, intégrant le genre pour 230.000 bénéficiaires.
Le représentant de la Banque africaine de développement a fait savoir que son institution financière accompagne les efforts de développement économique et social des autorités maliennes à travers les différents financements. Anasside Maximim Codjo Enagnon a indiqué que cette coopération entre son institution et le Mali s’enrichit et se solidifie d’année en année. En effet, a-t-il informé, les approbations de la BAD au Mali ont franchi la barre de plus de 117 projets approuvés pour un montant de plus de 3.000 milliards de Fcfa à nos jours.
À la date d’aujourd’hui, le portefeuille actif de la BAD au Mali comprend 21 projets dont 20 projets du secteur public et un projet du secteur privé. L’ensemble de ces projets ont coûté un montant total d’engagement de plus de 338 milliards de Fcfa. Pour Anasside Maximim, ces chiffres traduisent le dynamisme des relations de coopération entre la BAD et le Mali.
Mahawa DEMBÉLÉ
Rédaction Lessor
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