Notre pays a toujours montré une performance solide dans la mise en œuvre des réformes communautaires
Évaluer les progrès réalisés et identifier les obstacles à la mise en œuvre des réformes communautaires, c’est l’exercice auquel se soumet le Mali à travers la 12è édition de la phase technique de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa), ouverte hier à Bamako.
La
cérémonie d’ouverture était présidée par Souleymane Diarra, représentant du
ministre d’État, ministre de l’Économie et des Finances, en présence du
représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Mali, Roberto Alexandre
Vieira, et de plusieurs autres personnalités.
Prévue du 4 au 6 novembre 2026, cette rencontre permet aux participants de passer en revue l’application des textes communautaires au Mali.
L’exercice consiste à apprécier les résultats obtenus,
à relever les difficultés rencontrées par les administrations dans l’exécution
des réformes et à identifier les facteurs susceptibles d’en compromettre
l’efficacité.
Les conclusions seront consignées dans un
mémorandum consensuel, qui sera signé par les deux parties. Ce document
dressera le bilan des performances du Mali, au titre de l’année 2026, dans la
mise en œuvre des engagements communautaires.
Dans son intervention, le représentant résident de
la Commission de l’Uemoa au Mali a insisté sur le rôle de cette revue dans
l’approfondissement de l’intégration régionale. Selon Roberto Alexandre Vieira,
organisée depuis plus d’une décennie dans chacun des États membres, cette
évaluation renforce progressivement la mobilisation des administrations
nationales autour du respect des obligations communautaires.
Elle favorise également une saine émulation entre
les pays de l’Union. Les travaux de cette édition s’appuieront sur la grille de
pondération adoptée d’un commun accord lors de l’atelier régional préparatoire,
tenu à Bamako du 22 au 26 juin 2026.
Le représentant résident a aussi mis l’accent sur le suivi des recommandations formulées lors des précédentes éditions. S’appuyant sur les enseignements de la phase technique de 2025 et de la phase politique organisée dans les États membres en 2026, il a invité les différents acteurs à accélérer leur mise en œuvre.
« Chaque acteur devrait jouer sa
partition en vue de prendre les mesures diligentes pour la mise en œuvre
efficace des recommandations, dans l’optique d’accélérer l’application des
réformes politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’espace
communautaire et de contribuer ainsi à l’approfondissement du processus
d’intégration régionale », a-t-il exhorté.
Pour sa part, Souleymane Diarra a rappelé les résultats obtenus par le Mali lors des précédentes évaluations. «Selon les résultats des revues passées, à titre de rappel, le Mali a toujours montré une performance solide dans la mise en œuvre des réformes communautaires», a-t-il déclaré.
Il a également évoqué les avancées enregistrées sur le plan sécuritaire, estimant qu’elles ouvrent des perspectives encourageantes pour la poursuite des réformes et l’exécution des projets de développement.
Malgré les contraintes liées au contexte national, le pays entend ainsi poursuivre ses engagements communautaires. Abordant la portée de ces réformes, le représentant du ministre d’État a rappelé qu’elles visent à harmoniser les cadres nationaux et à créer les conditions d’un développement économique et social équilibré au sein de l’Union.
Leur mise en œuvre doit se traduire par une gestion publique
plus performante, un environnement propice à l’investissement et une
amélioration des services offerts aux populations.
À l’issue de cette phase technique, le mémorandum consensuel servira de base aux échanges de la phase politique de la revue. Ses conclusions seront ensuite soumises au Premier ministre pour recueillir ses orientations.
Au-delà de l’évaluation des performances, l’enjeu sera donc de transformer les recommandations en mesures concrètes. Car la crédibilité des engagements communautaires se mesure moins aux textes adoptés qu’à leur application effective, au bénéfice de l’économie et des populations.
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