C’est parti, depuis hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), pour la 1ère édition du Salon malien de l’architecture et de la construction (Samac) sous le thème : «Habitat durable, culture et innovation : approche architecturale du développement durable au Mali, rôle des professionnels face aux enjeux climatiques et économiques contemporains». Durant quatre jours, ce Salon sera un espace de rencontres, de débats entre architectes, urbanistes, ingénieurs et autres acteurs venus de notre pays et de la sous-région. Des expositions sont également au programme de cette édition. La cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, en présence de son collègue du Niger, le Colonel Abdoul Kadri Daouda.
Dans son discours d’ouverture, le ministre chargé de l’Urbanisme dira que le Samac est un événement novateur, un moment charnière, mais surtout une invitation à réfléchir, à proposer et à construire ensemble. Pour Imirane Abdoulaye Touré, le thème de cette édition va au-delà des mots. Il est une déclaration de responsabilité, un appel à réinventer les pratiques et surtout à remettre l’architecture au cœur du développement territorial et humain. Il est aussi, a-t-il ajouté, le reflet d’une urgence, la synthèse d’un combat et l’appel d’une vision, celle de bâtir un Mali résilient, enraciné et innovant, porté par ses talents, sa culture et sa sagesse.
L’architecture, a poursuivi le ministre, ne se limite plus à bâtir, elle doit désormais s’ancrer dans les réalités climatiques du Sahel et réconcilier la modernité et le patrimoine de cette région. Elle doit également promouvoir une esthétique enracinée et une fonctionnalité durable et enfin offrir des solutions inclusives aux plus vulnérables. Pour le ministre, le droit à un logement décent est fondamental. Pourtant, constate Imirane Abdoulaye Touré, nombre de familles en sont privées. «Il est temps de concevoir des habitats économiques, écologiques et enracinés dans les modes de vie locaux», a-t-il fait savoir, ajoutant que chaque toit posé dans le respect des réalités locales est un acte politique et une réponse à l’exclusion. Face à la chaleur extrême, aux inondations, à l’insalubrité, Imirane Abdoulaye Touré, prévient que les constructions doivent épouser le climat, non le défier. L’architecture bioclimatique déjà présente dans notre patrimoine, doit être réactualisée et généralisée.
Pour le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, trop souvent, les villes perdent leur âme, copiées sur des modèles étrangers. «Il est temps de reconstruire une architecture qui intègre toutes les couches de la société, des jeunes aux personnes en situation de handicap, en passant par les déplacés climatiques», a-t-il confié. Et d’expliquer que ce salon doit être le terreau d’un réseau sahélien de l’architecture durable, un espace d’échanges, d’innovations et d’harmonisation des bonnes pratiques.
Le président du Conseil de l’ordre des architectes du Mali dira que le Salon malien de l’architecture et de la construction est un espace de dialogue, d’innovations, de transmission et de mobilisation autour d’un enjeu fondamental. Pour Abdramane Filifing Sidibé, le thème retenu, résonne avec l’urgence et la nécessité de repenser le cadre bâti à l’aune du développement durable. «Il nous invite à une introspection collective sur nos pratiques, nos responsabilités et notre capacité à construire un avenir plus résilient, plus inclusif et profondément enracinée dans nos valeurs», a-t-il expliqué. Selon le patron du conseil de l’Ordre des architectes, la profession en tant que discipline située au carrefour de la culture, de l’environnement et de l’économie doit jouer un rôle de levier stratégique pour répondre aux enjeux qu’elle fait fasse. Pour lui, les savoirs traditionnels, des matériaux locaux, les formes architecturales endogènes, s’ils sont valorisés, intégré et modernisés constituent un formidable capital pour bâtir des villes durables, des territoires vivables et des habitats adaptés aux réalités de notre temps.
Pour le président de l’Union des architectes d’Afrique, l’architecture doit redevenir ce qu’elle n’aurait jamais dû cesser d’être, c’est-à-dire un outil au service du peuple et de la nature. Donatien Kasseyet Kalumé a réaffirmé l’engagement de son organisation à soutenir la profession dans notre pays et dans toute la sous-région, en renforçant les capacités et favoriser les échanges interprofessionnels tout en plaidant pour une meilleure intégration des architectes dans le processus de prises de décisions publiques.
De son côté, la présidente du Samac a salué la présence du ministre chargé de l’Urbanisme du Niger, le colonel Abdoul Kadri Daouda et la délégation du Burkina Faso dont la participation témoigne de la volonté partagée de renforcer la coopération régionale dans les domaines de l’architecture, de la construction et de l’habitat durable. «Notre défi commun est de conjuguer nos efforts pour concevoir des habitats durables adaptés à nos réalités climatiques et sociales», a déclaré Mariam Keïta. Et de dire que ce salon représente une opportunité de partager les meilleures pratiques afin de favoriser des échanges entre les acteurs maliens et internationaux et d’impulser des projets ambitieux pour un développement harmonieux de nos espaces de vies.
S’exprimant lors d’une interview après la cérémonie d’ouverture, le ministre Nigérien de l’Urbanisme et de l’Habitat a confié qu’il est accompagné d’une équipe à la hauteur de l’événement dans le but d’échanger dans une approche de réciprocité et de cohésion lors de ce grand rendez-vous de l’architecture. Pour le colonel Abdoul Kadri Daouda, il faut continuer sur cette lancée, car les pays de la Confédération des États du Sahel doivent porter des projets communs, puisque les défis sont également communs. Le Burkina Faso et le Niger sont les pays invités d’honneur pour cette première édition du Samac.
Abdoul Karim COULIBALY
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